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Publié le lundi 11 février 2008
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C’est aujourd’hui que les premiers entretiens menés par le ministère de la Culture débutent rue de Valois. Proposés par la Ministre en fin d’année 2007, ces entretiens vont mettre autour de la table les professionnels du spectacle, les collectivités locales et l’Etat afin de préciser le rôle de chacun dans le développement d’une politique nationale pour le spectacle vivant.
Proposés par la Ministre en décembre lors de son annonce d’une « rallonge budgétaire de 34,8 millions d’euros pour apaiser les inquiétudes » exprimées par les professionnels du spectacle vivant, ces entretiens sont prévus pour durer jusqu’au début du mois de juin. Se fixant l’objectif de « dresser un Livre blanc du spectacle vivant, avec un ensemble d’actions et d’orientations concrètes », ils doivent associer « les professionnels du secteur et les grandes associations représentant les collectivités territoriales pour essayer de préciser les missions et les modes d’engagement des uns et des autres ».
D’ores et déjà , des rencontres avec les collectivités territoriales (AMF, FNCC,…) ont déjà eu lieu. L’occasion pour Jean-François Hébert, directeur du cabinet, de préciser que le ministère, plutôt que d’attendre les conclusions de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), souhaitait choisir ses enjeux et son calendrier pour placer la culture sur un terrain politique et pas seulement administratif [1].
De même, la Ministre a également, lors de ses vœux, précisé qu’elle avait déjà proposé 5 groupes de travail :
« L’amélioration des outils statistiques : on manque souvent d’éléments, simplement pour savoir ce qui se passe, ce qu’on donne, à quoi ça sert, l’organisation du système. Même si beaucoup d’outils ont déjà été mis en place à la DMDTS, on peut encore aller plus loin dans la connaissance de tout le secteur ;
On va réfléchir également sur les labels, qui doivent s’adapter aux mutations du spectacle vivant intervenues ces vingt dernières années ;
On va réfléchir à la façon de rendre les interventions de l’Etat les plus structurantes possibles. Nous allons élaborer un canevas de contrat d’objectif, qui devra pouvoir s’appliquer à toutes les structures subventionnées, dans une logique d’engagement réciproque ;
On va réfléchir sur les systèmes d’aide à la production et à la diffusion, ainsi que sur le réseau des organismes qui sont chargés de les affecter : il y en a plusieurs, il faut trouver la meilleure efficacité possible ;
Enfin, on va réfléchir à la valorisation de la dimension européenne de la création et de la diffusion, qui est particulièrement essentielle à la veille de la présidence française ».
Cette première journée devrait donc, selon la formule de Jean de Saint-Guilhem (directeur de la DMDTS) lors des BIS de Nantes, permettre de « débattre de façon assez large des thèmes abordés, mettre en place des groupes de travail et se mettre d’accord sur un calendrier » [2] Après l’introduction par la Ministre, deux plages de débats sont prévues (10h30/13h et 14h/16h30).
[1] « Grandes villes hebdo » n° 736.
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L’idée d’un CNM "sur le modèle du CNC" ne date pas d’aujourd’hui. Mais la crise du disque a accéléré sa revendication, au point d’en faire un véritable enjeu de filière. De rapports en missions, le principe d’un soutien économique dédié a, petit à petit, balisé la volonté politique pour ce choix d’intervention. Retour sur une genèse progressive, en amont des débats d’aujourd’hui.