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Publié le jeudi 15 octobre 2009
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La plateforme d’écoute en ligne Deezer, qui vient de lever 6,5 M € auprès de fonds d’investissement, séduit le milieu financier. En revanche, la faible rémunération des artistes sur ces écoutes et l’opacité des accords signés entre Deezer et certaines majors font grincer des dents de nombreux acteurs dans la filière musicale.
Deezer a annoncé une levée de 6,5 M € réalisée auprès des fonds AGF Private Equity et CM-CIC Capital Privé, qui rejoignent ainsi les actionnaires historiques de la plateforme dont le fonds DOTCORP. Guillaume Latour, partner d’AGF Private Equity (qui fait son entrée au sein du conseil d’administration de Deezer), a ainsi salué "une entreprise formidable et un des rares acteurs capables de déployer son modèle de manière globale, pour le bénéfice des utilisateurs et celui des maisons de disques".
Mais ces accords avec les maisons de disques sont justement au coeur des critiques. Les managers, regroupés au sein du MMFF, dénoncent le manque de transparence de ces accords qui bénéficient in fine très peu aux artistes. L’Adami, représentant les artistes-interprètes, et la Sacem, représentant les auteurs-compositeurs, mettent également en avant depuis plusieurs mois les faibles revenus tirés des diffusions streaming, pointant tout particulièrement les quelques centimes redistribués par Deezer aux artistes.
Si le business modèle de Deezer séduit donc les groupes d’investissement, ce n’est pas encore le cas au sein d’une large partie de la filière musicale…
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.