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Jeune structure établie en Bretagne, Drom , la route, est aussi celle qui conduit les artistes en tournée et les amoureux des rencontres musicales à travers le Monde des cultures populaires.
L’association Drom a vu le jour en juin 2001, à l’initiative des artistes bretons Erik Marchand et Gaby Kerdoncuff, afin de créer un relais entre scènes et productions d’Europe de l’Ouest avec des musiciens populaires d’autres régions du monde.
Projet à entrées multiples, Drom se concentre avant tout sur une conception particulièrement élaborée et approfondie de l’approche musicale. Erik Marchand, qui la développe depuis de nombreuses années, s’appuie sur deux fondements essentiels : la transmission orale et la structuration modale de la musique. Toutes les actions entreprises dans le cadre de Drom suivent cette double direction tracée par le chanteur clarinettiste.
• La formation
À l’origine de Drom, un volet formation s’intéresse aux jeunes musiciens depuis la Bretagne jusqu’à l’international. Celui-ci est élaboré selon trois axes :
— enseignement de techniques musicales basées sur l’entendement modal
— développement d’aptitudes à la composition, méthodes d’arrangement et jeux d’orchestre
— apprentissage des techniques de la scène.
Des actions complémentaires — comme la Kreiz Breizh Akademi ou des actions destinées à des organismes de formation du type Cefedem — permettent la réalisation de ces objectifs.
• L’accompagnement d’artistes
Les accompagnements de projets réalisés par Drom poursuivent deux objectifs :
— soutenir des musiciens dans leurs projets professionnels,
— proposer une information spécifique sur l’entendement modal en direction des musiciens, des étudiants, des chercheurs…
Ces objectifs se remplissent à l’aune d’actions complémentaires : le soutien à la création, l’aide à la professionnalisation et le développement d’un pôle ressources sur la modalité.
• Le pôle de la modalité
Le Pôle de la Modalité est une structure immatérielle qui réunit les différents acteurs internationaux intéressés par la musique modale. Un centre de ressource va être créé sur le site web de Drom, qui permettra de mettre en relation des interprètes, compositeurs, luthiers, pédagogues et musicologues du monde entier.
Depuis le mois de mars 2010, l’équipe de l’association Drom – Kreiz Breizh Akademi, s’est implantée dans les locaux du Quartz, la scène nationale de Brest. Drom bénéficie d’une résidence administrative au Quartz, ce qui est une excellente opportunité pour développer le pôle de la modalité.
• Erik Marchand
Erik Marchand, l’un des fondateurs de l’association, est le garant de la démarche globale et de la cohérence du projet. Il assure la responsabilité pédagogique du projet Kreiz Breizh Akademi et globalement du projet Drom.
Jérémie Pierre Jouan dresse le portrait du musicien breton :
Né à Paris d’une famille en partie originaire de Quelneuc en pays Gallo, il oscille dans son enfance entre un grand-père qui chante et un père qui joue de la guitare. Amateur de musiques du monde, il découvre, pendant son adolescence, un enregistrement de fest-noz que son père possède. C’est le déclic.
Il se lance alors dans le collectage de chants traditionnels, d’abord en pays gallo, souvent auprès de sa famille ou d’amis, lors de ses vacances, puis en région de Rostrenen, en Centre Bretagne. Il profite aussi de ses séjours pour apprendre le breton.
Il participe à un cercle celtique, en jouant du biniou, « c’était pour moi une manière précise d’apprendre à connaître la musique bretonne ». Il chante aussi en gallo, dans des festoû-noz de la capitale, avant de se lancer dans le kan ha diskan (chant et dé-chant) avec Erik Salaun et Yves Castel. C’est à l’âge de dix-huit ans qu’il découvre dans un fest-noz à Paris, la voix de Manuel Kerjean. Fasciné par l’expression et les subtilités de cette voix, il se décide à le rencontrer, pour apprendre auprès de lui la technique du chant traditionnel breton. Manuel le teste, avant d’accepter.
C’est alors qu’Erik Marchand quitte Paris pour Rostrenen, une fois son bac passé. Il commence à rencontrer régulièrement Manuel et à apprendre auprès de lui, à la fois le chant mais aussi la culture et la langue bretonnes. En 1975, il s’établit définitivement en Bretagne pour y travailler et y chanter. Quelques mois après, il monte pour la première fois sur scène avec Manuel Kerjean. Le public a apprécié. Ils ont fêté en 1995, leurs vingt ans de scènes communes.
En même temps qu’il apprend le chant, Erik continue à jouer de la clarinette bretonne (Treujenn Gaol) et s’investit dans l’apprentissage de la gwerz (complainte dramatique traditionnelle, aux origines souvent confuses). En 1976, il travaille à Dastum, pour classer et répertorier des enregistrements. Il y découvre la voix de Madame Bertrand et les superbes mélodies de ses gwerzioù (Iwan Gamus…). Il entend un nouveau répertoire, qui le passionne et à son tour, se met à l’interpréter. Ce répertoire disparaissait progressivement depuis 1970…
Sans vraiment s’en rendre compte, il devient, en même temps que Yann-Fañch Kemener un des premiers chanteurs professionnels de la tradition populaire bretonne.
En dehors des fêtes de nuit qu’il anime, souvent avec Manuel Kerjean, Marcel Guilloux et Yann-Fañch Kemener (…), il enregistre pour Armen / Le Chasse-Marée, une partie de l’Anthologie de Chants de Marins (volume II, III, IV, VIII) et de chants de bateliers, jusqu’en 1985. L’interprétation de ces chants l’amènera à participer au disque Gwerz Penmarc’h du groupe Cabestan (Arnaud Maisonneuve) en 1989. Il participe aussi à la création d’un Trio avec Gilbert Bourdin et Christian Dautel, avec qui il signe deux disques : Chants à Danser de Haute-Bretagne (Dastum, 1982) et Chants à Répondre de Haute Bretagne (Le Chasse-Marée, 1985).
Il participe à la fondation du groupe Gwerz, dont le premier album Gwerz, Nouvelle Musique de Bretagne sort en 1985, suivi trois ans plus tard par Au-delà (Grand Prix de l’Académie Charles Cros), et enfin de Gwerz Live. La formation, après une séparation de quelques années pour raisons professionnelles, prépare un nouvel album et un retour remarqué. On l’attend avec impatience.
En 1988, il rencontre Thierry Robin avec qui il entame un travail d’analyse et de repérage musicaux du Centre Bretagne (qui s’avère très proche des musiques orientales). Ce travail fera aussi l’objet de deux disques. Le premier, un duo, An Henchoù Treuz, obtient le Prix de l’Académie Charles Cros. Le deuxième, disque magnifique, An Tri Breur (Les Trois Frères) réunit en trio, les deux compères et Hameed Khan. Le Trio Erik Marchand, ainsi formé, invite entre autres Yann-Fañch Kemener à venir partager l’expérience musicale.
Mais il n’en oublie pas pour autant la clarinette, il participe à deux compilations de sonneurs de clarinette (chez Le Chasse-Marée) et signe aussi deux disques avec le Quintet de Clarinettes, fondé par Michel Aumont et dont il est membre.
Sa passion pour les musiques traditionnelles l’invite à s’intéresser rapidement au cas de la Roumanie et de ses Tarafs. Il apprend le roumain et entreprend le voyage dans la région du Bănăt. Depuis, il séjourne plusieurs mois par an dans cette région. Lors du festival de clarinette à Glomel (22), il inviteLe Taraf de Caransebeş, avec qui il fait un disque, Sag An Tan Ell, mélangeant sons bretons et sons roumains, aux influences serbes.
Enfin, fin 1997, il se réunit en trio en compagnie de Jacques Pellen et Paolo Fresu pour un album aux sons particulièrement celtiques.
Mais Erik ne s’arrête pas à l’interprétation musicale, il participe au label Gwerz Pladenn (édition Coop Breizh), sur lequel il enregistre certains de ces disques. Il produit aussi des disques de musiques tziganes et roumaines et devient conseiller artistique sur d’autres disques. Enfin, il participe à l’effort de promotion des musiques traditionnelles roumaines.
Erik se prête volontiers aux regards des caméras pour des films (Gwerz, JC Huitorel ; Blues d’en France, Y. de Peretti…), des reportages ou des émissions télévisées (FR3, La sept, Arte, TV5, Planète) et participe aussi à des émissions radiophoniques.
Il a aussi animé des ateliers de musiques traditionnelles avec notamment Marcel Guilloux. Et pour finir, il renseigne volontiers les artistes en mal de critiques constructives, mais avec modération…
Jérémie Pierre Jouan
Sources :
Moelo Serge, Le Témoignage d’Erik Marchand, revue Modal n°4, septembre 1986.
Stephan, Erik Marchand, Une Voix qui Voyage, Le Journal des Bretons (1994)
D’après le site de Drom
Remerciements Erik Marchand, Nathalie Miel
37 festivals de 18 pays ont activement participé au lancement du Réseau Afrifestnet, du 19 au 21 avril 2012 au British Council d’Accra, Ghana.
Ce réseau regroupe 155 membres, issus des cinq grandes régions d’Afrique, représentant des festivals et événements dans le secteur culturel : théâtre, musique, danse, cinéma, patrimoine, littérature, arts plastiques etc.
Pays représentés lors du lancement : Maroc, Ghana, Nigeria, Mali, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo Brazzaville, Gabon, Éthiopie, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Malawi, Afrique du Sud, Swaziland, Zambie, Zimbabwe.
Festival de l’Imaginaire propose deux événement autour du Patrimoine culturel immatériel (PCI).
Dimanche 3 juin 2012, la Maison des Cultures du Monde accueille le premier Forum de chercheurs du PCI. Deux concepts feront l’objet des communications des experts participants à ce premier Forum. Qu’entend-on par “communautés” au sens de la Convention ? Quels sont les critères de définition d’un PCI ?
Jusqu’au 29 juillet 2012 : une exposition multimédia nous entraînant à la découverte des réalités que recouvre la notion de . Installée au Centre français du patrimoine culturel immatériel (CFPCI), établi dans le Prieuré des Bénédictins de la ville de Vitré (35), cette exposition associe photos, vidéos et objets issus des collections de la Maison de la Culture du Monde.
Durant les 10 jours de la 28ème édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique à Montréal, une centaine de films ont été projetés.
Parmi les 13 œuvres récompensées, Kréol de Frédérique Menant a remporté le Prix du public dans la section Musicafrica, consacrée aux films musicaux.
Il accompagne le musicien capverdien Mario Lucio à travers l’enregistrement de son album, réalisé dans des lieux symboliques de l’ancienne route des esclaves, où il rencontre d’autres musiciens prestigieux.
Du 18 au 22 juin et du 2 au 6 juillet 2012, La Ferme du Bonheur à Nanterre (92) organise deux stages de sattriya, danse sacrée de l’Assam, au Nord-Est de l’Inde, la moins connue des huit principales formes de danse classique indienne.
Ce stage se déroule parallèlement à la venue des moines danseurs de Majuli, qui se produiront à l’Auditorium du Musée Guimet les 15 et 16 juin. C’est Bhabananda Barbayan, figure parmi les danseurs les plus primés dans sa discipline, qui dirigera le stage.
Diffusion sur France 3, ainsi qu’en plein air gratuitement le 24 mai à Paris (14e) de Au delà des frontières, Stivell , premier film retraçant la carrière du harpeur chanteur breton.
Parmi les principaux artisans du renouveau des musiques celtiques et de leur succès, Alan Stivell n’a cessé d’œuvrer à promouvoir les langues et les valeurs culturelles partagées dans le monde celte.
Retraçant les étapes de son parcours musical, le film évoque cinq décennies d’un engagement qui a contribué à redonner toute sa valeur à la culture bretonne.
Jusqu’au 2 juillet, les inscriptions au cursus de musiciens enseignants sont ouvertes auprès du Cefedem Rhône-Alpes, qui organise une formation au Diplôme d’État (DE) sur deux ans.
Une même promotion réunit des étudiants pratiquant diverses esthétiques musicales, la formation, qui s’organise principalement sous forme de projet, étant fondée sur la création et la recherche.
Les épreuves d’admission sont accessibles aux titulaires d’un baccalauréat et d’un Diplôme d’Études Musicales de Conservatoire.
Jusqu’au 15 mai 2012, les dossiers d’inscription des étudiants souhaitant s’orienter vers des formations diplômantes supérieures en musiques traditionnelles des aires culturelles francophones et occitanophones, peuvent être déposés au Centre d’études supérieures musique et danse (CESMD) de Poitou-Charentes.
L’entrée dans la formation au Diplôme national supérieur professionnel de musicien (DNSPM) est soumise à la réussite d’un concours, dont les épreuves écrites auront lieu le 8 juin et les épreuves orales entre le 02 et le 06 juillet.
Le 19 Mai 2012, à Savigny-le-Temple, l’Espace Prévert — Scène du Monde propose la 4e édition de son festival consacré aux musiques folk et à la danse en bal.
Tout au long de cette journée de convivialité, le beau site de la ferme briarde du Coulevrais accueille les publics de danseurs, curieux et amateurs dans trois espaces : le parquet pour les musiques à danser, le pub pour les musiques à ouïr et la cour pour la fête.
Un rendez-vous devenu rare pour les musiques traditionnelles et Ile-de-France.
Le 29 mai 2012 à Quettehou (50), en amont du festival Les traversées Tatihou consacré aux musiques traditionnelles du large, le département de la Manche propose une journée professionnelle ouverte à tous.
Autour de la thématique Musiques et danses traditionnelles : enseignement et transmission , cette journée d’échanges et de débats sera l’occasion de dresser un état des lieux de l’enseignement des musiques traditionnelles aujourd’hui, au plan local et national.
Elle permettra aussi de mettre en avant les pratiques d’aujourd’hui, entre tradition et modernité, tout en questionnant l’avenir.
Jusqu’au 14 Mai, les artistes et groupes souhaitant participer à la troisième Estepa Mediterrània — l’événement Off du grand marché / festival Fira Mediterrània de Manresa, qui se déroule près de Barcelone du 8 au 11 novembre 2012 — peuvent envoyer leurs candidatures.
La proposition devra s’inscrire en écho ou en contrepoint du programme officiel, afin de contribuer à faire évoluer, repenser, prolonger, voire contester le concept de “racines méditerranéennes", qui est le moteur artistique de la Fira Mediterrània de Manresa.