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Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles

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Publié le vendredi 17 décembre 2004

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Contribution de Gilles Castagnac

Longtemps orchestrées par le ministère de la Culture, les logiques d’intervention publique sont actuellement en train de se reconstruire dans un cadre de décentralisation susceptible de se développer à partir du â ? ?terrainâ ? . C’est certainement l’une des principales opportunités de la réflexion pour ce à ?« Schéma de développement territorial des musiques actuelles à ? ».

Emergentes, les musiques actuelles se sont dotées, tout au long des années 90, de leur propre infrastructure de représentation professionnelle différente de celle des opérateurs « marchands » comme de celle du domaine culturel institué.

Plusieurs fédérations spécifiques (Afijma, Famdt, Fédurok, Férarock, Fneij, FSJMI…) y construisent une réflexion collective de ce qui constitue désormais un secteur. Elle associe ainsi des dizaines d’acteurs, professionnels en poste, interlocuteurs reconnus tant au plan local que national.

De son côté, l’Irma a produit un ensemble d’outils didactiques permettant de reconnaître et d’insérer ces pratiques. Avec des correspondants présents sur l’ensemble du territoire, cette mise en réseau a rendu visible de nombreuses initiatives de ressources aux côtés des associations « musique et danse » généralistes mises en place par l’Etat, certains départements et/ou régions. Ainsi, au-delà des besoins naturels d’un tel secteur en développement (diffusion, création, formation), les notions d’accompagnement et de cogestion sont venues compléter l’interpellation des politiques publiques.

Cette évolution était déjà soutendue dans le cahier des charges dévolu aux équipements culturels concernés par la « circulaire Smac de 1998 ».

Mais ce processus s’est encore accéléré ces dernières années avec l’utilisation massive du dispositif « Nouveaux services / Emploi Jeunes » : aujourd’hui, deux salariés sur cinq bénéficient de ce soutien dans les musiques actuelles (Voir Rapport « Consolidation des NSEJ dans les réseaux musiques actuelles »). Ce renforcement d’un secteur associatif qui, par son ancrage local, établit des liens entre un espace professionnel reconnu et un pan considérable d’activités informelles (pratiques amateurs, bénévolat) s’exprime notamment dans une montée en puissance irréversible de l’action culturelle territoriale.

Ainsi, entraîné par l’usage de politiques d’emploi dans un mouvement de professionnalisation, le secteur associatif des musiques actuelles se caractérise par une économie fragile, avec des emplois attractifs mais peu rémunérés. Pour la pérennisation de ces emplois et l’amélioration de leurs conditions de rémunération, les ressources marchandes ne pourront être que secondaires. Comme l’a indiqué une récente note du CEE, « Cette nouvelle situation oblige de fait les pouvoirs publics à repenser les contours de la politique culturelle aux différents niveaux du territoire ainsi que les partenariats avec d’autres formes d’intervention publique ».

C’est dans ce contexte que, non seulement, s’élaborent de nouvelles politiques territoriales, mais qu’elles cherchent, de plus, à s’articuler les unes avec les autres.


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