Conférence de presse du Snep au Midem : un marché du disque revenu au niveau de celui de 1991

Publié le mardi 25 janvier 2005

Une régression de 14,3% en valeur pour seulement 136 millions d’unités vendues

Avec 953 millions d’Euros, le secteur phonographique accuse encore une fois une baisse de son chiffre d’affaires. Malgré un tassement nettement ressenti de ladite baisse, probablement dû aux actions antipiraterie menées par les sociétés civiles. Sur 2 ans, les pertes ont porté sur 35 millions d’unités. Et paradoxalement, c’est le secteur du disque classique qui accuse le "moins mal" ces pertes. L’an dernier la variété francophone avait baissé de -10,3% et -22% pour la variété internationale. Il convient de rappeler que 66% des ventes de disques sont de variétés française. Depuis 4 ans, le top 10 des meilleures ventes a vu se placer 9 artistes francophones pendant trois années.

Les priorités du Snep cette année porteront sur :

- réussir le pari de la musique en ligne : les actions porteront sur le respect des engagements pris dans le cadre de la charte signée avec les fournisseurs d’accès. Ce qui passera également par des actions de sensibilisation des publics comme les films intitulés "Les Mille et un métiers de la musique" à vocation pédagogique et à destination des lycéens et des collégiens. La part de musique dématérialisée achetée légalement, ne représente que 0,9% du CA du secteur du disque, soit 8,5 millions d’euros. 3/4 de ce chiffre d’affaire provenant des sonneries de téléphone. Le transfert de marché étant pour l’instant limité entre le physique et le numérique.

- consolider les droits des producteurs : via la transposition de la directive sur les droits d’auteurs et les droits voisins concernant le régime de la copie numérique. En opposition à la proposition de forfait de licence légale portée par l’Adami et la Spedidam, ce qui "qui tuerait dans l’oeuf toutes les offres de téléchargement légal" (dixit H. Rony).

- garantir la diversité culturelle dans les médias : On constate une baisse des indicateurs de diversité musicale avec -3% de titres différents diffusés et une nette augmentation de la présence du R’N’B sur les ondes. Paradoxalement, le solde net des signatures d’artistes est de 103 pour l’année 2004. soit un quart de moins qu’en 2003 et 40% de moins qu’en 2002. La volonté affichée du Snep pour l’année à venir est d’augmenter la visibilité des artistes à la télévision et la diversité de l’offre radiophonique ; et ce suite au rapport Cayla

- renforcer les outils professionnels : Un système d’envois de gratuits aux médias sous forme dématérialisée développé par la société Live Network : le Media Music Center. 200 radios sont déjà équipées de ce service gratuit qui devrait également permettre d’affiner les mesures des ventes de détail (un top de 1034 points de vente et des statistiques sur plus de 3000 points de vente.

- création d’une plate-forme Snep/ Upfi : Décrite comme l’alliance de tous les producteurs pour atteindre des objectifs communs, cette mobilisation s’articule autour de trois axes

* Le développement de l’offre légale de musique en ligne et la lutte contre la piraterie * L’exposition de la musique et des nouveaux talents à la radio * L’exposition de la musique et des nouveaux talents à la télévision On comprend mieux alors, la forte attente de la part des producteurs de musique concernant la TNT (Télévision numérique terrestre), qui permettrait d’avoir plus de chaînes dont certaines uniquement dédiées à la musique.

Retrouvez le site du Snep


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