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Publié le mardi 29 septembre 2009
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Après avoir publié une première série d’éléments de connaissance au début de l’été, le CNV vient de publier l’ensemble de ses Statistiques sur la diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2008. Si la baisse de fréquentation et des recettes de billetterie "est réelle", son "interprétation est délicate" précise le rapport.
Depuis la mi-juillet, le CNV avait déjà communiqué les grandes tendances du marché des concerts de musiques actuelles, faisant apparaître une stagnation du nombre de représentations et une en baisse de 12% des recettes de billetterie [1].
Le CNV comptabilise 40 317 représentations de spectacles de variétés et de musiques actuelles déclarées sur année 2008.
34 094 représentations à entrées payantes (85% des représentations, 97% de la taxe déclarées) ;
6 223 représentations à entrées gratuites (15% des représentations, 3% de la taxe déclarées).
Le nombre total d’entrées aux représentations payantes est de 16,5 millions. 2700 structures ont déclaré des représentations en 2008, parmi elles 277 ont déclaré des représentations gratuites.
Les principales évolutions :
Entre 2007 et 2008, le total des déclarations reçues montre une stagnation du nombre de représentations (+2%), le montant de l’assiette de calcul de la taxe, soit le montant total de billetterie et de contrats de cessions déclarés, est quant à lui en recul de 11%.
Les recettes de billetterie pour les spectacles payants chutent de 12%, le nombre représentations baisse légèrement (-1%), pour un prix moyen par entrée payante de 28 euros, lui aussi en chute de 9%.
La fréquentation globale des représentations payantes est en baisse de 3%.
Le nombre de représentations gratuites est en progression de 17% avec une hausse de l’assiette de calcul de la taxe (sur les contrats de cessions) de 26%.
Après un premier décryptage, il apparaît que la baisse des recettes de billetterie est principalement imputable à la catégorie « chanson ». Pour ce genre les recettes de billetterie déclarées ont chuté de 37% et la fréquentation de 24%.
Une première explication peut être apportée, il s’agit de la diminution du nombre « de grosses productions » qui appartiennent pour la majeure partie à cette catégorie. En effet par rapport à 2007, la billetterie générée par les 15 plus grosses productions en 2008 est ramenée à 74,2 millions d’euros, alors qu’elle avaient atteint la somme à 131,8 millions en 2007, et cela malgré les spectacles de Christophe Maé, Céline Dion, Yannick Noah, Francis Cabrel, Christophe Willem pour ne citer qu’eux…
Pour compléter ces éléments, l’analyse de ces résultats par Catherine Giffard, directrice du CNV, éclaire l’interprétation que l’on peut en faire [2] :
Que nous disent les chiffres de la taxe sur l’activité de 2008 ?
Tout d’abord, l’importance économique du spectacle vivant de variétés est confirmée, puisque le montant hors taxes des recettes de billetterie et des contrats de cession s’élève à 427,5 M €, pour plus de 40 000 représentations et 16 millions d’entrées.
Si l’on entre un peu plus dans le détail, on observe que la chanson et le genre pop-rock viennent en tête, pour les recettes déclarées, le nombre de représentations et la fréquentation ; on constate cette année encore que plus de 40% des spectacles ont lieu en Ile-de-France ; on apprend que près d’une représentation sur deux est organisée par le secteur associatif mais que près des trois quarts de l’assiette déclarée proviennent d’organisateurs du secteur privé commercial.
Et si l’on compare
les données de 2008
à celles de 2007 ?
On touche du doigt le caractère général d’évolutions qui restaient de l’ordre du vécu individuel : ainsi la baisse en 2008 des recettes de billetterie et de la fréquentation est réelle, même si l’on observe des exceptions comme pour les régions Ile-de-France, Provence-Alpes Côte d’Azur ou Alsace.
Mais l’interprétation des chiffres reste délicate, comme en témoignent ces deux exemples.
Les recettes des spectacles de chanson ont chuté de 37%, alors que le nombre de représentations n’a diminué que de 8%. Cette chute tient essentiellement à la baisse du nombre de « grosses productions » en 2008 par rapport à 2007 qui avait vu notamment les tournées de Michel Polnareff et de Yannick Noah.
Les recettes des comédies musicales déclarées au CNV ont elles aussi baissé, passant de 39,8 M € en 2007 à 23,4 M € en 2008. Cette diminution ne reflète pas une réduction du nombre de comédies musicales diffusées en France en 2008, mais simplement le fait que la taxe de quelques comédies musicales, dont une à grand succès, a été acquittée à l’ASTP et non au CNV.
Ces chiffres appartiennent à tous. Et il revient à chacun d’en prendre connaissance, de les rapprocher de son expérience professionnelle ou territoriale et d’en tirer ses propres analyses. Le CNV, centre de ressources national pour les professionnels des variétés et du spectacle, s’attache à leur fournir toujours plus d’informations. Et, année après année, ces Eléments statistiques prennent toute leur place dans l’éventail des outils mis à leur disposition.

[1] Éléments sont calculés à partir des chiffres de la taxe sur les spectacles collectée par le CNV, taxe elle-même calculée sur la billetterie hors taxe déclarée pour les spectacles payants et le montant des contrats de cessions dans le cadre de représentations gratuites
[2] Édito des Éléments statistiques sur la diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles en 2008
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