Communiqué de Presse de Technopol : ET BIEN DANSONS MAINTENANT !

Voici ci-dessous et dans son intégralité le communiqué de presse de Technopol à propos de l’amendement Mariani :

COMMUNIQUE DE PRESSE : Vendredi 15 juin 2001 « Et bien dansons maintenant ! » Lors de son Assemblée Générale Extraordinaire du 23 mai 2001, l’association Technopol, qui réunit des acteurs de la scène électroniques française, a invité des représentants de free-parties. A l’issue de cette réunion, il a été décidé d’organiser une manifestation festive le 16 juin, à Paris, afin de demander le retrait immédiat de l’amendement répressif du député Mariani. Depuis l’annonce du principe de cette manifestation, le contexte a enfin évolué. En effet, grâce à son action collective et celle de ses membres, un processus de dialogue a été engagé entre Technopol et les Ministères, l’Assemblée Nationale ainsi que la Région Ile-de-France. L’association Technopol a formulé plusieurs propositions et a reçu l’assurance que l’amendement Mariani ne serait pas retenu. Les quatre propositions de Technopol concernent la refonte de la circulaire de 1998 en tenant compte des spécificités des conditions d’organisation des nouvelles fêtes techno, la désignation d’un correspondant ouvert au dialogue et facilitant les relations avec les autorités auprès des Préfets, la mise en place d’une période probatoire pour l’été 2001 et un recensement complet des sites susceptibles d’accueillir les rassemblements techno dans les meilleures conditions de sécurité et de salubrité pour les milliers de jeunes qui les fréquentent. Ces premiers résultats sont un progrès. Néanmoins, le texte revenant en lecture prochainement à l’Assemblée et afin de soutenir ses propositions, l’association appelle ses adhérents, ses soutiens et ses partenaires à rester mobilisés et participera à l’action de protestation dans la forme proposée par les collectifs free-parties ce samedi 16 juin à 14h à Paris. Enfin, dernièrement, Technopol s’est vue confrontée à un nouveau cas d’interdiction et d ?annulation abusive de soirées « techno » en France. L’association a donc décidé, lors de son dernier Conseil d’administration du 14 juin 2001, d’intenter une action en justice contre la mairie de Châtillon sur Chalaronne (01). En effet, le 23 mai dernier, l’organisateur d’une soirée électronique, qui avait préalablement demandé et obtenu toutes les autorisations nécessaires, a subi l’intervention de la gendarmerie et du maire sous prétexte que la soirée avait été référencée sous le vocable « rave »sur un site internet ! L’annulation de cette soirée démontre une fois de plus l’amalgame répressif qui est encore fait entre les « rave » et les « free-parties ». Les premières se déroulent dans des lieux parfois extravagants, sont légales, payantes et sous la responsabilité d ?un organisateur (association ou société). Les free-parties sont des fêtes gratuites, spontanées, le lieu restant secret jusqu’à la dernière minute. Ces évènements ne font pas l’objet de demande d’autorisation préalable. Nos adhérents nous alertent également sur la recrudescence de pressions exercées par les autorités sur les loueurs de salles amenant l’annulation de nombreux évènements. Technopol n’entend pas rester passif face à ces nouveaux abus et poursuivra sans relâche sa mission de défense des cultures électroniques tout en prônant un dialogue constructif et efficace avec les pouvoirs publics.