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Publié le mardi 25 août 2009
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Créée en 1992, la revue trimestrielle Chorus - Les cahiers de la chanson va cesser d’être éditée suite à la liquidation judiciaire des Éditions du Verbe, la société éditrice de la revue. Un signe de plus qui témoigne des difficultés de la presse musicale spécialisée.
Chorus avait la réputation d’être une bible pour les fans de chanson française. Avec une ligne éditoriale axée sur la découverte de nouveaux talents et la redécouverte de plus anciens, la revue était encore attendue tous les trois mois par plus de 5 000 lecteurs… mais cela n’a pas été suffisant pour que Chorus continue à exister.
Publié en toute indépendance de 1992 à 2008 par Fred et Mauricette Hidalgo, déjà à la tête du magazine Paroles et musique la décennie précédente, Chorus était passé sous le giron de Millénaire Presse (La Scène, La Lettre du Spectacle, Jurisculture, Le Nouveau Musicien, etc.) l’an passé pour faire face aux difficultés financières.
La crise guettait la revue depuis plusieurs années face à la baisse des achats/abonnements et des publicités. En 2006, un appel à soutien avait été lancé. Les fans et certaines vedettes de la chanson y avait répondu. Mais cela n’a pas résorbé les problèmes de trésorerie : "Entre fin 2005 et fin 2007, les Éditions du Verbe étaient passées de 117 786 euros de résultat net à seulement 2 480 euros" (source Actualitté.net).
Nicolas Marc, directeur de Millénaire Presse, est ainsi devenu plus défaitiste qu’à la reprise de la revue : "Nous avons accumulé des pertes importantes, avec des baisses du nombre d’abonnés et de la pub. Le processus semble irréversible. Si on poursuit, nous allons creuser le déficit" (source Telerama.fr).
Le 22 juillet dernier, le Tribunal de commerce de Nantes a ainsi prononcé la liquidation judiciaire des Editions du verbe, et il se peut que le prochain numéro prévu en septembre soit le dernier récital de Chorus.
Un autre exemple après la fusion de Jazzman et Jazzmag, l’arrêt de Volume et de Muziq, que la presse papier spécialisée sur certains genres musicaux a bien du mal face à la diminution des investissements publicitaires et la concurrence d’Internet.

En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.