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Publié le jeudi 13 septembre 2012
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Jeudi 13 septembre, le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) a présenté les chiffres du marché de la musique enregistrée au 1er semestre 2012. Si le marché global continue de chuter (-8,9%), les ventes numériques augmentent de 16,3%.
Le marché global de la musique enregistrée continue de chuter (-8,9% au premier semestre 2012 pour un total de 205,7 millions d’euros, contre 225,9 millions d’euros au premier semestre 2011). C’est ce qu’a indiqué le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep), jeudi 13 septembre, lors de son point presse. Le marché global de la musique enregistrée poursuit donc son évolution sur le même schéma.
Si le marché numérique poursuit son augmentation (+16,3% pour un montant de 61,8 millions d’euros, contre 53,2 millions d’euros au premier semestre 2011), il ne compense toujours pas la baisse du marché physique (-16,7% pour un montant de 143,9 millions d’euros, contre 172,7 millions en 2011). Les revenus numériques représentent désormais 30% du chiffre d’affaires du secteur, contre 23% en 2011. L’augmentation du marché numérique se caractérise par la hausse du téléchargement (+19,9%), des revenus des abonnements (+23,5%) et au streaming (+32%). Et le marché de la téléphonie mobile (sonneries, titres et vidéos) continue de dégringoler (-28%).

Les chiffres du Snep présentent également les indicateurs clés de la diffusion des titres en radio. Sans surprise, l’artiste le plus diffusé est David Guetta, et le titre le plus diffusé est Somebody that I used to know de Gotye. La part des diffusions francophones baisse de 8,8% à 32,4%, mais le nombre de titres francophones différents diffusés reste stable (58 632). La rotation moyenne hebdomadaire par titre est de 5,6 diffusions pour les titres francophones et de 4,5 pour les titres internationaux.
Lors de sa conférence de presse,le Snep a également exposé les sujets que le syndicat juge prioritaire. Bien évidemment, on y retrouve le suivi des travaux de la mission Lescure, chargée de réfléchir sur l’avenir de la Hadopi, la place dans les médias ou encore les suites de l’abandon de la création d’un Centre national de la musique.
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)