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Accueil du site > Actualités > Actualités professionnelles > Chiffres Snep 2015 : le marché de la musique enregistrée toujours en baisse

Publié le vendredi 11 mars 2016

 
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Musique enregistrée

Chiffres Snep 2015 : le marché de la musique enregistrée toujours en baisse

Mardi 8 mars, le Snep (Syndicat national de l’édition phonographique) présentait le bilan 2015 du marché de la musique enregistrée. Avec une baisse de 4,7%, pour un montant total de 543 millions d’euros, la lumière pourrait venir de la forte croissance du streaming qui dépasse pour la première fois le seuil des 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Il y a un an, le Snep avait insisté sur la croissance prometteuse du streaming. On attendait donc de voir si 2015 avait confirmé cette tendance. Il semble bien que oui, comme l’a affirmé le syndicat devant la presse et les professionnels présents mardi 8 février à l’Elyseum. Pourtant, en 2015, le marché de la musique enregistrée a poursuivi sur sa courbe descendante, entamée il y a désormais 13 ans (exceptée l’année 2013, où Stromae et Daft Punk avaient explosé les compteurs). Il a ainsi fléchi de 4,7%, sous l’effet de la baisse conjuguée des ventes physiques (-15.9%) et, pour la deuxième année consécutive, des ventes de téléchargement à l’acte (-20.5%). Autant de signes de l’accélération du basculement des usages vers le streaming pour le Snep.


5% de la population française abonné à un service de streaming


Bien que les revenus du marché physique soient encore majoritaires dans le marché total, le numérique représente désormais 36% du marché français. En 2015, la part des revenus numériques a progressé de 6 points grâce à une croissance de près de 15%. Sur les 5 dernières années (2010-2015), c’est une progression de 21 points.

Avec désormais 3 millions d’abonnés, soit 5% de la population française, « le streaming franchit un cap majeur et s’affirme comme le moteur de la musique enregistrée » pour Guillaume Leblanc, directeur général du Snep : 45% de croissance, et plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Multiplié par 5 en 5 ans, le chiffre d’affaires du streaming est aujourd’hui 2 fois supérieur à celui du téléchargement à l’acte. Et dans cette hausse, le chiffre d’affaires du streaming par abonnement affiche une hausse de 71%. Il représente 79% du chiffre d’affaires du streaming et draine désormais plus de la majorité des revenus numériques. Les raisons de cet essor sont multiples : arrivée de nouveaux acteurs, ldiversification des offres existantes avec notamment les forfaits famille, et l’extension des catalogues disponibles – les Beatles, ACDC, Led Zeppelin… Pour accompagner cette confirmation de la transformation des usages, le SNep a d’ailleurs annoncé la lancée prochaine d’un top album streaming, pour compléter son offre de metrics.


Le physique chute, le vinyle résiste


La transition numérique, si elle est en cours, est encore loin d’être achevée. Le marché reste dominé par les ventes de CD et autres supports physiques. Malgré leur baisse continue, les ventes physiques représentent encore 64% du marché. Pour Thierry Chassagne, président de Warner music France, l’effondrement du marché physique est cependant moins marqué que sur d’autres territoires : « la grande distribution a reculé ces dernières années. Il y a une forte concentration au niveau des grossistes. Mais le fort village du territoire français par les points de distribution fait que le marché physique tient mieux que dans d’autres pays ».

Seul le vinyle est en croissance sur ce segment. Avec 750 000 exemplaires vendus, ce format représente 2,3% du marché physique (en volume). Une croissance que Stéphane Le Tavernier explique par « la réédition par les companies de beaucoup d’albums, autant de beaux objets avec une bonne qualité sonore et par l’essor du marché de l’équipement, les fabricants de platines proposant une gamme renouvelée d’appareils ». Et de prophétiser : « après l’étape de l’abonnement au streaming, peut-être assisterons-nous à un mouvement de recherche de qualité sonore ».


Vitalité et succès de la production locale


En 2015 , 251 albums francophones ont été commercialisés, soit une progression de 11% par rapport à 2011 (242 albums en 2014, 207 albums en 2013), avec une priorité donnée à la mise en avant des productions locales : les investissements marketing pour les artistes francophones s’élèvent à plus de 45 millions d’euros soit les 3⁄4 des investissements marketing. Avec 129 nouvelles signatures en 2015, dont 77% de nouveaux talents, le travail de développement artistique progresse. Et plus des trois-quarts (76%) des revenus du marché (hors classique et jazz) sont le résultat des succès de la production francophone : 17 des 20 albums les plus vendus en 2015 concernent des artistes produits localement dont 16 chantent en français.

Un succès qui se confirme d’ailleurs également à l’international. En 2015, 24 nouvelles certifications ont été attribuées par le Bureau Export : 15 albums et 8 singles dont 6 atteignent le plus haut seuil de certification, Diamant.
Un tiers de ces certifications est attribué à des artistes chantant en français. Sur les 12 meilleurs albums certifiés à l’international, 5 concernent des jeunes talents.


Poursuivre la dynamique des accords Schwartz


La présentation des chiffres annuels est aussi toujours l’occasion pour le Snep d’affirmer ses priorités d’action. Pour 2016, trois enjeux principaux sont posés : instaurer des relations plus équitables entre producteurs et certaines plateformes, améliorer la présence et la diversité des artistes dans les médias traditionnels et poursuivre la dynamique des accords Schwartz. Sur ce dernier point, Guillaume Leblanc a rappelé que « le Snep est en accord avec les artistes. Il y a une vraie question sur le partage de la valeur  », tout en rejetant « la collectivisation des revenus proposée par certains acteurs de la filière ». Pointant la difficulté de négocier sur les revenus avec des acteurs comme Youtube, Stéphane Le Tavernier insiste sur la nécessité de « modifier le statut d’hébergeur, qui en droit, date de 1995 ». La préhistoire, pour une ère numérique où tout va très vite et accélère chaque année.


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