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Publié le jeudi 27 septembre 2012

 
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Politique culturelle

Cd1d/Felin/SMA : "Et si la gauche laissait le marché continuer à (dé)réguler le secteur musical  ?"

Dans un communiqué daté du 27 septembre, Cd1d, la Félin et le SMA, revendiquent "d’urgence la création d’un établissement unique qui regroupe l’ensemble des acteurs, une gouvernance représentative de la diversité du secteur et des mesures financières nouvelles et massives nécessaires à la restructuration et à la pérennité des structures."

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Et si la gauche laissait le marché continuer à (dé)réguler le secteur musical  ?

27 septembre 2012

Depuis plus d’un an, les différents acteurs du secteur musical (création, spectacle vivant, formation, musique enregistrée, distributeurs et diffuseurs) sont mobilisés autour du chantier de Centre national de la musique. Impulsé sous un gouvernement de droite, piloté par une équipe compétente (extérieure à la filière), le CNM avait reçu le soutien du candidat Hollande qui s’était engagé à en faire « un outil au service de la diversité culturelle », pointant ainsi l’ambition majeure de ce projet initié en 2011. L’enjeu d’un nouvel établissement repose en effet sur sa capacité à repenser en profondeur, après des années d’apathie, un secteur de la musique particulièrement inéquitable. En accordant une part importante aux artisans de la musique, en regroupant pour la première fois les différents maillons de la chaîne musicale, en plaçant au cœur des dispositifs les logiques innovantes, l’intérêt général, l’irrigation des territoires ou le juste partage de la valeur (et en les dotant de moyens adaptés), on voyait enfin poindre à l’horizon 2013 un écosystème 2.0 potentiellement plus vertueux, capable d’inventer un avenir plus collectif et plus durable aux milliers d’artistes, producteurs, salles, festivals, écoles, labels, médias.

Sans une vraie vision politique, sans la volonté d’imposer dès 2013 une nouvelle ambition – à la hauteur des mutations actuelles – pour la création, la production, la diffusion, le marché continuera son rôle de régulateur naturel, imposant ses nouveaux modèles économiques destructeurs pour la création musicale, creusant le fossé entre créateurs et amateurs de musique, sans se voir opposer par la puissance publique des visions alternatives centrées sur le renforcement de la diversité culturelle, la structuration, l’emploi, la diffusion élargie des œuvres et leur juste rémunération.

Pour justifier l’arrêt de cette nouvelle dynamique les arguments sont malheureusement aussi nombreux qu’irrecevables :

fusionner 7 structures mettrait en danger la diversité (alors que les guichets et les équipes actuels seraient maintenus et renforcés par une vision transversale nouvelle et une volonté d’optimisation des fonds publics),

le Ministère n’aurait pas les moyens financiers (alors qu’il s’agit précisément de partager une taxe existante payée par les FAI sans aucune nouvelle contribution publique),

l’Europe (encore elle  !) remettrait en cause un financement pérenne,

ou encore qu’il serait injuste de priver le CNC de 90 M€ (alors que ses ressources augmentent de façon exponentielle depuis des années et se chiffrent en centaines de M€)…

Les détracteurs du projet martèlent qu’il est urgent de ne rien changer, qu’il convient de lancer une énième mission de concertation, d’en reparler dans quelques mois, de prendre le temps de la réflexion. Certes, on nous annonce des actes 2 (de l’exception culturelle, de la décentralisation) pour traduire la volonté de changement martelée pendant la campagne mais, cinq mois après l’arrivée d’une nouvelle équipe, les cartes ne sont toujours pas rebattues.

Nous continuons de revendiquer d’urgence la création d’un établissement unique qui regroupe l’ensemble des acteurs, une gouvernance représentative de la diversité du secteur et des mesures financières nouvelles et massives nécessaires à la restructuration et à la pérennité des structures.

Sous quelle forme et à quel rythme l’État va-t-il assumer sa fonction de régulation en matière culturelle, affirmer sa volonté de changer les équilibres, redonner de la valeur à la création, l’expérience sensible, la rencontre (… en un mot, la musique), ouvrir de vrais débats sur ces questions du partage des expressions artistiques, débloquer des financements adaptés, imposer une gouvernance élargie au plus grand nombre (impliquant tous les acteurs, les collectivités et les publics), stimuler l’émergence de dynamiques alternatives, oser des réponses innovantes (gestion collective des droits sur internet, contribution créative)  ?

En différant sans cesse ses réponses, en saupoudrant dans des plans d’urgence des fonds épars, en remettant en cause le très large consensus obtenu autour du CNM, on risque simplement de reconnaître publiquement que les principes de sélection naturelle gouvernent désormais aussi le secteur musical.


*le SMA : le syndicat des musiques actuelles regroupe 200 entreprises de la filière dont les fédérations nationales Fédurok, FSJ (fédération des scènes de jazz), Fneijma (fédération des écoles d’influence jazz et musiques actuelles), CD1D et Férarock. CD1D est à la fois une fédération professionnelle de labels indépendants et un laboratoire d’outils numériques collectifs destiné à inventer de nouvelles sources de diffusion et de rémunération au service de ses 250 membres. La Felin rassemble au sein d’une confédération – et de ses adhérents (labels, producteurs, managers, fédérations régionales et nationales) – plus de 500 structures.


Contacts médias : CD1D – Cédric Claquin – 06 21 07 29 42 – ailissam@free.fr


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De l’urgence à la mutation - Alors que la crise perdure, la DGMIC vient de lancer un nouveau Plan en direction des petites entreprises du secteur de la musique enregistrée. Impulsé par l’urgence du sauvetage, ce dispositif s’insère dans un processus d’intervention qui s’oriente désormais vers le soutien à la mutation.

Aves des interviews de Laurence FRANCESCHINI (DGMIC), Pierre DARMON (Bonsaï music), Arthur DAGARD (Evergig), Eric JIROUX (Victorie music), Patrick FABRE (Mirozoo Lab), Benoît TREGOUET (Les Disques Entreprise) et Julien HOH (Deaf rock records)

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