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Publié le lundi 12 février 2007
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La Sacem et ses homologues espagnole (SGAE) et italienne (SIAE) se sont associées pour autoriser l’utilisation en ligne de leurs répertoires sous une seule licence en Europe. Pendant ce temps, les labels indépendants mettent en place une agence internationale chargée de négocier la diffusion de leurs catalogues sur Internet. Ca bouge…
Lors du Midem, la Sacem et la SGAE ont annoncé qu’elles souhaitaient "autoriser l’utilisation de trois répertoires majeurs (français, espagnol et italien) sous une seule licence en Europe pour les droits en ligne et la téléphonie mobile", précisant que la SIAE soutient cette initiative et prévoit d’y adhérer au premier semestre 2007.
Cet accord facilitera l’octroi de licences pour leurs répertoires au niveau international, de même que la promotion et le contrôle de grands répertoires européens. Comme précisé sur le site de la Sacem, un "guichet unique est ainsi créé".
L’initiative semble aller dans le sens des recommandations de la Commission européenne. Cette dernière préconise en effet l’obtention de licences multiterritoriales, mieux adaptées à Internet, au lieu de passer par une société d’auteurs pour chaque pays. Cependant, l’heure n’est pas encore au "guichet unique du net" puisque la MCPS-PRS (en Angleterre) et la Gema (en Allemagne) se sont déjà alliées avec EMI Music Publishing pour l’attribution de licences paneuropéennes sur le répertoire de la major.
Pas encore si simple que ça…
Dans cette dynamique visant à globaliser la gestion des droits pour l’ensemble de l’Europe, la puissance des industries du disque, du logiciel ou de la téléphonie semble bien écrasante pour que les "petits" s’y fassent une place.
Les labels indépendants ont donc entrepris de se fédérer en créant l’agence Merlin. Cette agence internationale, qui rassemble de nombreuses organisations (comme l’Impala (association des labels indépendantes en Europe), les représentants des indépendants au Royaume-Uni (AIM), en France (UPFI), Canada (CIRPA), Japon (ILCJ), Australie (AIR), la Word Independent Network (WIN), l’American Association of Independent Music (A2IM)…) est basée à Londres et dirigée par Charles Caldas.
"Merlin permettra aux labels indépendants de participer aux nouveaux modèles de licences et modèles économiques internationaux en étant compétitifs, et donnera aux nouveaux services en ligne un accès plus direct à leur répertoire." Ainsi Merlin a déjà conclu un premier accord avec Snocap, société qui va prochainement devenir le fournisseur officiel de musique sur MySpace.
Sans être encore limpide, la diffusion de toutes les musiques sur Internet se construit…
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home