CNV : les festivals de musiques actuelles en France en 2014

Festivals

À la suite des études publiées en 2010 et 2014, le CNV a mobilisé les informations qu’il collecte dans le cadre de son programme de soutien aux festivals afin de dresser un état des lieux de leurs caractéristiques et de leurs principales évolutions budgétaires au cours de ces 6 dernières années.

La CNV (Centre national de la chanson, des variétés et du jazz) a publié une nouvelle étude sur les caractéristiques et les évolutions budgétaires des festivals de musiques actuelles entre 2008 et 2014. 103 festivals ont ainsi été analysés sur 2014, et un échantillon de 86 événements a permis d’observer les évolutions sur l’ensemble de la période 2008-2014. Comme l’explique le CNV, l’étude "montre un fort dynamisme des festivals", tant sur le plan budgétaire (charges, produits et recettes propres) que sur "leur volonté et leur capacité à accéder aux nouvelles technologies, à se moderniser" et la "qualité accrue de leur accueil, tout en privilégiant le travail en collaboration, la mutualisation, l’échange et le partage d’informations avec leurs pairs".

En 2014, en moyenne, les festivals étudiés, âgé de 20 ans, ont un prix moyen du billet de 24 euros, programment 38 groupes, affichent 14 000 entrées payantes, pour un budget total de 859 000 euros (le budget médian se situant à 405 000 euros). Entre 2008 et 2014,le prix moyen du billet a augmenté de 3% par an, tout comme le nombre d’entrées payantes. Le pourcentage de groupes programmés a augmenté de 1% par an, pour un budget moyen en augmentation de 5% par an (+3% an sur le budget médian).

Du côté des charges,en 2014, elles se répartissent ainsi : 29% pour l’artistique ( +3% par an sur la période), 41% pour les charges techniques, logistique et de sécurité (+7% par an) et 30% de charges autres communication, fonctionnement, taxes… +4% par an). Du côté des produits, les recettes de billetterie sont les plus importantes, et représentent 38% des produits totaux, soit une augmentation de 6% en 6 ans. Malgré les baisses de subvention, les collectivités territoriales représentent 23% des produits, et l’état 3%. Une répartition qui diffère selon le genre du festival : les festivals de musiques traditionnelles, et les festivals pluridisciplinaires sont les plus dépendants des subventions. À noter, depuis 2008, le recul des subventions européennes sur la période (-9%).


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