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Publié le mercredi 9 novembre 2011

 
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Politique culturelle

CNM : l’UPFI demande au PS, critique, de s’engager en faveur d’un projet soutenu par l’ensemble de la filière

Dans un communiqué daté du 8 novembre, le parti socialiste s’interroge sur la précipitation de la mise en œuvre du Centre national de la musique, dénonçant une démarche électoraliste mal ficelée. L’Upfi, en réaction à ce communiqué, "regrette vivement" cette déclaration jugée "ambigüe", et demande au PS de clarifier sa position.

L’annonce de la mise en place de la mission de préfiguration du Centre national de la musique, confiée à Didier Selles, a entraîné une multitude de réactions. A commencer par celle du secrétariat national à la culture du parti socialiste (PS).

Sylvie Robert (secrétaire nationale à la Culture) et Karine Gloanec-Maurin (secrétaire nationale adjointe) dénoncent une "précipitation dangereuse et ambigüe". Si le PS "est pleinement conscient des difficultés croissantes de l’ensemble de la filière musicale, particulièrement sinistrée ces dernières années, et de son souci de trouver de nouveaux moyens pour produire et diffuser des œuvres", la mise en place de la mission de préfiguration est qualifiée d’"initiative lancée en catastrophe en fin de mandat (qui) appelle de nombreuses interrogations et critiques, car l’impréparation et l’improvisation sont frappantes."

Les principaux reproches concernent :

- le mode de financement : "La méthode consistant à prendre des crédits à un secteur culturel, le cinéma, pour les redonner à un autre, la musique, est détestable".

- la gouvernance : "L’essentiel du pouvoir serait confié à des représentants de l’Etat au détriment du rôle des professionnels".

- la répartition des crédits : "tout en s’efforçant de ménager les indépendants et les nouveaux créateurs, (le mode de répartition) bénéficierait d’abord aux gros acteurs de la filière que sont les multinationales du disque".

Enfin, le PS estime qu’il conviendrait d’attendre les conclusions de la mission dédiée au spectacle vivant "pour globaliser et rendre cohérente l’action de l’État".

Réagissant à cette prise de position, l’UPFI a fait part, dans un communiqué, de sa "stupéfaction". Pour l’Union des producteurs phonographiques indépendants, "la mission de préfiguration qui débute permettra, précisément, d’apporter une réponse aux questions aussi essentielles que les règles de gouvernance et les modalités d’octroi des aides, dont une part importante doit revenir au secteur indépendant de la production, compte tenu de son rôle majeur dans la production locale".

L’UPFI demande donc au PS "de clarifier sa position et de s’engager avec détermination en faveur de la création d’une structure qui permettra d’accompagner la prise de risque des producteurs de musique et qui servira également de lieu de dialogue et de régulation au sein de la filière musicale".


Lire le communiqué du secrétariat national du parti socialiste

Le communiqué de l’UPFI :

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