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Publié le mercredi 12 septembre 2012
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L’annonce par Aurélie Filippetti de l’abandon du projet de Centre national de la musique continue de faire réagir. Les professionnels fédérés au sein de Tous pour la musique (TPLM) lancent un appel à la ministre et demandent à être reçus rue de Valois.
Communiqué :

Mercredi 12 septembre 2012
L’ensemble des professionnels de la musique réunis au sein de l’association Tous pour la Musique, a appris avec consternation la décision de la Ministre de la Culture et de la Communication, annoncée par voie de presse, de renoncer à la mise en place du CNM par la création d’un établissement public nouveau dédié au soutien à la création et à l’industrie musicale, qui figurait pourtant parmi les engagements de campagne de François Hollande (Engagement N° 44 : « je reprendrai le chantier du Centre national de la musique, pour en faire un outil au service de la diversité culturelle »).
Cette annonce est d’autant plus surprenante qu’elle est en contradiction avec les déclarations de la Ministre elle-même lors de la réunion de concertation avec l’ensemble des représentants de la filière musicale, réunis au Ministère le 11 juillet dernier.
Au-delà de l’annonce du maintien de dispositifs déjà existants, comme le crédit d’impôts, quelles autres solutions à la hauteur des enjeux pour répondre à une crise économique qui affecte depuis plus de dix ans l’ensemble des composantes de la filière musicale, artistes-interprètes comme auteurs et compositeurs, éditeurs, producteurs de spectacle et producteurs de musique enregistrée, distributeurs ou managers ?
Dix-huit mois de concertation conduite par l’Etat réunissant l’ensemble des acteurs de la musique, d’analyses partagées sur les solutions à apporter et d’engagements réciproques auxquels la Ministre elle-même rendait hommage il y a quelques semaines, ont permis de dégager un consensus historique sur l’utilité d’une structuration renforcée et sur la nécessité d’un soutien public. Quelle suite le Gouvernement entend-il y apporter ?
C’est pourquoi Tous Pour La Musique demande à la Ministre un rendez-vous urgent qui permette d’apporter des réponses concrètes à cette question.
Tous pour la musique (TPLM) : Adami, CSDEM, MMF, Prodiss, Sacem, SCPP, SDLC, Snam, Snep, Upfi-SPPF.
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)