CNM / SPPF : "les producteurs de musique indépendants consternés par les annonces de la ministre"

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Publié le mercredi 12 septembre 2012

Politique culturelle

Dans un communiqué daté du 12 septembre, la SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France) se dit "consternée" par l’annonce de la ministre Aurélie Filippetti de renoncer à la création du Centre national de la musique. Ils en appellent au respect des engagements de campagne du président François Hollande.

COMMUNIQUE DE PRESSE :


Les producteurs de musique indépendants sont consternés par les annonces de la Ministre de la Culture.

Ils en appellent au respect des engagements pris par François Hollande pendant la campagne électorale.

C’est avec consternation que les producteurs de phonogrammes indépendants ont pris connaissance de la décision de la Ministre de la Culture de ne pas donner suite au projet de création du Centre National de la Musique.

Alors même qu’un an de travaux et de concertation ont conclu à la nécessité de mettre en place, de toute urgence, un ensemble de mesures d’aides adaptées aux besoins de l’ensemble des acteurs de la filière musicale, il est incompréhensible que Madame la Ministre de la Culture considère qu’il faille reporter une décision dont la mise en œuvre serait totalement neutre pour le budget de l’État. En effet, il était prévu que le CNM soit pour partie financé par une dérivation de la taxe TST dont le rendement a progressé de plus de 50% en moins de 5 ans.

Le Gouvernement doit savoir que les premiers touchés par cette décision seront l’ensemble des producteurs indépendants qui sont les plus exposés à la crise qui frappe le disque depuis 10 ans.

La SPPF attend une clarification de la part de Madame la Ministre à la suite de l’interview qu’elle a donné au Monde, en rappelant que jamais un tel projet n’a fait l’objet d’un consensus aussi fort au niveau de la filière musicale. Le CNM offre, en effet, une chance historique de structurer davantage un secteur jusqu’à présent dispersé au niveau de ses moyens et de mieux le réguler.

La création de cet établissement public, qui avait fait l’objet d’un engagement formel de la part du candidat François Hollande lors des élections, ne doit pas rester lettre morte sous peine de donner le sentiment que le Gouvernement se désintéresse totalement du sort de la création et de la production musicales en France.


SPPF
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