Votre panier est vide
Publié le mercredi 12 septembre 2012
Version imprimable
Suite à la levée de boucliers consécutive à l’annonce de l’abandon du projet de Centre national de la musique, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a tenu à rassurer les professionnels, en assurant à l’AFP que le gouvernement allait "trouver les moyens d’aider le secteur musical".
Les réactions ont été nombreuses ces derniers jours, suite aux déclarations de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, dans un entretien accordé lundi 10 septembre au journal Le Monde. Celle-ci avait en effet déclaré que la création du Centre national de la musique (CNM) sous la forme d’un établissement public, n’était "pas possible actuellement", allant même jusqu’à affirmer qu’il n’y avait pas réellement besoin d’un tel établissement. Consternation, incompréhension, voire trahison, les mots employés dans les différents communiqués (Cd1d, la Félin et le SMA - SPPF - Tous pour la musique) étaient à la hauteur de la surprise.
Face à cette levée de boucliers, la ministre a tenu à rassurer les professionnels, en affirmant que c’était le principe d’un établissement public qui posait question. "Pour moi, la notion d’établissement public, la création d’un établissement public supplémentaire avec des coûts fixes supplémentaires, c’est ça qui est aujourd’hui contestable", a-t-elle expliqué à l’AFP. En assurant que le gouvernement allait "trouver les moyens de financer le secteur musical", elle a précisé que l’objectif était de "définir une vraie politique économique pour soutenir la filière musicale avec des financements qui soient sûrs".
En insistant sur le fait que les financements prévus par le précédent gouvernement n’étaient pas pérennes, "puisqu’ils s’appuyaient sur une taxe à destination du cinéma qui, elle-même, est aujourd’hui examinée à la loupe par Bruxelles", Aurélie Filippetti souhaite "remettre les choses à plat, définir d’abord la manière dont on peut avoir des ressources pérennes et sûres, puis voir ensuite comment attribuer ces financements." Elle conclut enfin en précisant que cette politique économique "va se définir à partir de cet automne avec les acteurs, avec l’association de préfiguration (du CNM) composée de tous les professionnels que j’ai déjà réunie en juillet".
Cependant, le processus entamé depuis un an ayant été suspendu, reste à savoir quelles seront les modalités concrètes de sa relance.
Source : Dépêche AFP
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)