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Publié le jeudi 20 mars 2008
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Désigné par le Conseil d’administration de l’Adami, Bruno Boutleux rejoindra la société de gestion de droits des artistes-interprètes pour assurer les fonctions de Directeur général gérant à compter du 1er septembre 2008.
Bruno Boutleux a commencé sa carrière professionnelle comme entrepreneur de spectacles de 1986 à 1989 au sein de la société Turbulences. Il rejoint ensuite l’équipe du Centre d’information du rock et des variétés (CIR) pour y créer le Fonds d’action et d’initiative pour le rock (FAIR) organisme dispensant chaque année soutien financier et accompagnement de carrière à une quinzaine d’artistes.
En 1991, il est nommé Directeur du CIR. En 1993, sous sa direction, le CIR devient le Centre d’information et ressources pour les musiques actuelles (IRMA) réunissant les Centres d’information des musiques traditionnelles, du jazz, et du rock en une seule structure.
En 1995, il est nommé directeur du Fonds pour la création musicale (FCM). Cet organisme dont la vocation est de réunir l’ensemble de la filière musicale et les sociétés civiles, apporte un soutien financier à la création, la diffusion et la formation grâce aux ressources issues de la copie privée et de la rémunération équitable.
Depuis 2002, Bruno Boutleux est Directeur Général des Jeunesses musicales de France (JMF) dont il a assuré le redressement financier et redéfini la politique. Chargées d’une mission d’éducation artistique, les JMF constituent un réseau associatif de 300 lieux de diffusion de concerts s’adressant au jeune public (500 000 spectateurs annuels).
Le Conseil d’Administration de l’Adami et son Président, Philippe Ogouz, souhaitent que dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Bruno Boutleux s’attache particulièrement aux axes suivants : la poursuite de la défense de la copie privée et des licences légales, le renforcement des droits des artistes-interprètes dans l’économie numérique et le développement des activités de l’Adami à l’international.
Début 2012, la mission de préfiguration du Centre national de la musique doit remettre ses préconisations au ministre de la Culture et de la Communication. Il s’agit de " définir les modalités de mise en œuvre juridique, opérationnelles et budgétaires [du futur établissement], les conditions de sa gouvernance ainsi que les différents régimes d’aides [qu’il] administrera en concertation étroite avec l’ensemble des professionnels du secteur."
L’occasion de revenir sur ce projet, ses ambitions et les inquiétudes qu’il suscite avec celui qui conduit cette préfiguration, Didier Selles, conseiller-maître à la cour des comptes et co-auteur du rapport Création musicale et diversité à l’ère du numérique.
L’idée d’un CNM "sur le modèle du CNC" ne date pas d’aujourd’hui. Mais la crise du disque a accéléré sa revendication, au point d’en faire un véritable enjeu de filière. De rapports en missions, le principe d’un soutien économique dédié a, petit à petit, balisé la volonté politique pour ce choix d’intervention. Retour sur une genèse progressive, en amont des débats d’aujourd’hui.