Biographie de Jean-Marie Seca

Publié le jeudi 23 décembre 2004

Jean-Marie SECA a réalisé une thèse de doctorat en psychosociologie (1987) sur les pratiques amateurs de punk rock, principalement au Parking 2000, un parc de stationnement pour auto au 4e sous-sol, reconverti en espace de répétition « improvisé », de la porte d’Aubervilliers, où il y avait entre 1981 et 1986, environ 150 groupes de musiques de tous les styles (du punk aux courants antillais et reggae). Sa première recherche (1981-1986) a été validée dans le cadre de l’université de Paris-X et du Laboratoire de psychologie sociale de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris. La seconde, plus réduite, s’est déroulée en 1998-1999 sur les mondes rap et, de façon très limitée, techno. Deux publications sont à retenir de ces approches ethnographiques :
- Vocations rock. L’état acide et l’esprit des minorités rock, Paris, Méridiens-Klincksieck, publié en 1988
- Les musiciens underground, Paris, PUF, 2001 (livre traduit en castillan cette année aux éditions Paidos, Barcelone)

Il est actuellement maître de conférences en psychosociologie à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il développe ses travaux autour de la socialisation professionnelle des minorités artistiques, en tentant de décrire les oscillations de l’expression émotionnelle, de la vocation et de la créativité dans les espaces de création plus ou moins underground ou commercialisés. Il est le témoin éloigné et en marge, du passage progressif, depuis 1990, en France, à une certaine institutionnalisation des pratiques électro-amplifiées. Il est membre du comité de rédaction de la revue Volume (diffusée par l’Irma) et des Cahiers de psychologie politique.


Contribution de Jean-Marie Seca


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