Barofest 2016 : les festivals de musiques actuelles résistent à la crise

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Publié le jeudi 14 avril 2016

Festival

Le CNV, l’Irma et la Sacem présentent aujourd’hui, au Printemps de Bourges, la troisième édition du Barofest, le baromètre des festivals de musiques actuelles en France. Confirmant le dynamisme de ces événements, ils représentent un tiers des revenus de billetterie générés par les spectacles de musiques actuelles. Et en 2015, le solde création/disparition est toujours positif.

Pour la troisième année consécutive, le CNV, l’Irma et la Sacem s’associent pour établir le barofest, baromètre des festivals de musiques actuelles en France (pop, rock, jazz, chansons, electro, musiques du monde et traditionnelles…). Ce baromètre est un outil d’observation d’un secteur important de la diffusion de spectacles musicaux. Il démontre que l’attractivité des festivals en France est plus forte que jamais. Espaces de rencontres et de convivialité autour de la musique, les festivals offrent une grande diversité de programmation sur tous les territoires et attirent un public toujours plus nombreux.

Les festivals participent à la richesse culturelle de la France et au dynamisme des territoires. La diversité d’esthétiques, de formats, d’équipes organisatrices et la vitalité des projets prouvent tout l’intérêt de ces manifestations tant pour la création que le vivre ensemble et le lien social.


Diversité et richesse des 1 887 festivals de musiques actuelles


Des festivals de toutes tailles et aux esthétiques variées sont répartis sur l’ensemble du territoire dans 1 225 communes, du grand bassin de population (Ile-de-France, Grand Lyon) au village (Carhaix, Clisson, Luz). Quatre régions accueillent plus de deux cents festivals par an : Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Quant à la Bretagne et la Corse, elles sont en tête des régions avec la densité la plus importante de festivals par habitant.

Dans cette grande diversité, les festivals de musiques amplifiées ou électroniques représentent 32% des festivals de musiques actuelles en France. 50% des festivals se déroulent en plein air ou sur des sites à aménager tandis que 33% sont organisés dans des salles et 8% s’installent à la fois dans des salles et en plein air. L’été, sept festivals sur dix sont en plein air ou sur des sites à aménager. En hiver, les salles sont privilégiées mais… 11% se déroulent sur des sites à aménager.


Un moteur du spectacle vivant porté par le milieu associatif


L’étude montre également le poids des festivals sur l’ensemble du spectacle vivant. En 2015, 76% des 1 887 festivals étaient payants ou partiellement payants (49% des festivals sont payants, 27% des festivals mixent l’accès payant et gratuit et 20% sont gratuits). Dans les musiques amplifiées ou électroniques, la part des festivals payants est plus importante : 61%. Ils ont généré 155 millions d’euros de billetterie, soit un tiers des revenus générés par les spectacles de musiques actuelles.

Le secteur festivalier est largement porté par le secteur associatif. Les festivals sont organisés à 70% par des associations, à 16% par des structures publiques et à 6% par des sociétés commerciales (9% non renseignés). Les structures publiques sont plus présentes parmi les festivals gratuits (33%).


Les festivals résistent à la crise


En 2015, 92 festivals ont disparu tandis que 109 se créaient, soit un solde positif de 17, comparable à celui de 2014 (+18). Sur la période 2013-2015, on décompte 218 disparitions et 350 créations, soit un solde positif de 132 nouveaux festivals. Les créations restent toujours supérieures aux disparitions. Les festivals de musiques amplifiées et électroniques représentent la moitié des créations. Il est à noter que 8% des festivals disparus n’ont eu qu’une seule édition. En 2015, près de 6% des festivals étaient de nouvelles manifestations.


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Barofest 2016