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Publié le lundi 21 mars 2011
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En réponse à un article intitulé : "la technologie est plus cool que le contenu, et ça nous coûte des milliards…", Michael Petricone, Vice-Président de la CEA, Consumer Electronics Association répond : "Arrêtez de vous plaindre et commencez à innover…"
Le site Digital music news et son éditeur, le célèbre Paul Resnikoff, avaient publié un article le 7 mars dernier dans lequel était évoqué le fait que l’industrie technologique bénéficie de façon disproportionnée de la révolution digitale parce que "la technologie est plus cool que le contenu"…
Michael Petricone, Vice-Président de la CEA, Consumer Electronics Association [1] répond, du berger à la bergère : "Arrêtez de vous plaindre et commencez à innover…"
"La technologie numérique est simplement un outil. Elle ne garantit pas le succès. Les récompenses vont à ceux suffisamment créatifs et courageux pour réinventer leurs modèles d’affaires en réponse aux demandes des consommateurs.
Pendant l’ère numérique, les firmes technologiques ont prospéré en offrant de superbes nouveaux produits que les consommateurs veulent. La dernière décennie nous a apporté les smartphones, la TVHD, et les tablettes parmi de nombreuses autres inventions. La marche frénétique de l’innovation n’a pas ralenti : plus de 20 000 nouveaux produits ont été présenté rien qu’au salon international Consumer Electronics Show de janvier.
De façon similaire, les artistes se sont emparés des technologies numériques qui leur permettent de créer pour pas cher et de distribuer leur travail, et de communiquer directement avec les fans. Et avec pour résultat le fait que plus de gens dépensent plus d’argent sur la musique et les produits liés à la musique que jamais auparavant. En fait, selon les chiffres de Nielsen, les achats globaux de musique - ventes d’albums, singles, titres en téléchargement et vidéos de musique ont atteint le point le plus haut avec 1,5 milliards.
Maintenant, les labels de disques physiques ont enfin compris que le succès se situe dans l’innovation, pas dans la gestion des litiges. Elles étendent leurs limites d’autorisation et permettent à un éventail de technologies de distribution de musique de pénétrer le marché.
De nouvelles compagnies comme Rdio, SoundCloud et RootMusic développent des services passionnants. Pandora est bien établi et se dirige vers une introduction en Bourse. Si tout va bien, les labels donneront bientôt accès aux auditeurs américains à Spotify, un service musical très populaire en Europe.
Pendant des années, les labels ont vu leur travail comme une façon de maintenir la rareté. Maintenant, ils réalisent finalement que leur futur dépend du fait de favoriser l’accès. Les labels semblent finalement engagés à créer un écosystème musical vibrant, extensif et post-CD.
S’ils réussissent, alors les gros labels se considèreront aussi comme gagnants de la révolution numérique.
Michael Petricone
Senior Vice President, Government and Regulatory Affairs
Consumer Electronics Association
L’article original (en anglais) : CEA to Music Industry : Stop Complaining, Start Innovating…
[1] Association commerciale de l’électronique ménager
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home