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Les musiques traditionnelles de France ont leurs labels spécialisés, leurs magazines, leurs archives régionales, leurs concours et récompenses, leur lieux de réunion et leurs sites internet. Mais elles n’avaient jamais encore bénéficier d’une véritable Anthologie.
Or la voici enfin à l’aube de 2010 ! Elle a la forme d’un coffret de 10 CD contenant chacun les fruits de collectages dans une zone géographique et culturelle particulière, privilégiant chanteurs et musiciens non professionnels qui ont su porter hauts et transmettre leurs traditions musicales.
Maître d’œuvre de ce travail colossal pour le compte de Frémeaux & Associés "l’éditeur du patrimoine sonore", Guillaume Veillet a mis trois bonnes années à réunir, choisir, commenter et illustrer les près de 300 enregistrements de cette anthologie. En cela, il a été largement aidé par la FAMDT et ses membres.
Au résultat, voici un merveilleux objet à écouter, à consulter, à savourer et qui mettra du baume au cœur de tous les amoureux des répertoires traditionnelles des régions de France jusqu’à son Outre-mer.
Les 293 chants et morceaux de musiques à danser rassemblés dans les 10 CDs constituant cette Anthologie couvrent plus d’un siècle de mémoire. Ils ont été capturés à l’aide des différents modes d’enregistrement disponibles entre 1900 et 2009.
Plus de 20 langues sont chantées par les interprètes issus des terroirs de la métropole, mais aussi des départements et territoires d’Outre-mer. Les minorités francophones qui continuent à affirmer leur identité linguistique dans un environnement culturel différent, voire hostile « • en Italie, en Suisse, en Belgique, au Canada et aux États-Unis• « n’ont pas été oubliée. Pas plus que les populations arrivées sur le territoire français dans le courant du XXe siècle, représentant aujourd’hui un élément constitutif du peuple de France.
"Cette anthologie propose une sélection de chansons, d’airs instrumentaux (souvent à danser) ainsi que d’enregistrements réalisés lors d’événements calendaires (Carnaval, Noà« l, quête du 1er mai ou de la Toussaint, etc.) Cette matière sonore, recueillie sur le terrain, est issue de fonds très divers : institutions nationales (Bibliothèque nationale de France, Institut National de l’Audiovisuel, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée ou MuCEM, ex-Musée National des Arts et Traditions Populaires), laboratoires de recherche, centre de musiques traditionnelles et musées en région, associations, collectes privées… sans compter quelques disques 78 tours commerciaux sortis entre les années 1900 et 1940. C’est dire la grande diversité des démarches individuelles ou collectives qui ont conduit à la réalisation de ces enquêtes : universitaires, chercheurs indépendants, militants associatifs, jeunes revivalistes passionnés en quête de répertoire, etc." (…)
"Toutes les pratiques musicales populaires retrouvées dans les collectes n’ont pas la même ancienneté. C’est particulièrement vrai pour les danses. Parmi celles recueillies sur le terrain au cours du XXe siècle, on peut distinguer différentes grandes familles (bien décrites par un chercheur comme Jean-Michel Guilcher). Le fonds le plus ancien qu’on ait pu retrouver est ce qu’on appelle en France, depuis le XVIe siècle au moins, le branle . Sous ses très nombreuses formes, il répond à deux caractéristiques principales :
1) Il s’agit d’une danse collective en chaîne, ouverte ou fermée
2) Le mouvement des danseurs consiste en la répétition d’un mouvement moteur immuable le plus souvent à 3, 4, 6 ou 8 pulsations.
Chaque province, chaque village parfois, a développé sa propre variante de ce schéma de base universel qui s’est plus ou moins bien conservée selon les régions.
Les bourrées , bien connues dans le Centre (Auvergne, Berry, etc.), mais qu’on retrouve dans une aire plus large, sont à classer à part, et connaissent une grande diversité de formes."
"À partir de la toute fin du XVIIIe siècle, et surtout du XIXe, les campagnes ont adopté progressivement un modèle développé d’abord à la cour de Versailles, puis en milieu urbain : la contredanse , une danse à figures qui, dans son modèle français, se danse en carré. Le quadrille, suite de contredanse, en est une émanation. Sur le terrain, contredanses et danses plus anciennes se sont influencées mutuellement. Il faut signaler également les danses de caractères, répertoire savant de danses de spectacle transmises, entre autres, par le biais de l’armée. Enfin, les danses de couple (valse, scottish, mazurka, polka, etc.), plus récentes, ont elles aussi été pratiquées dans les bals ruraux des XIXe et XXe siècles."
"En ce qui concerne les chansons, la plupart de celles qui sont présentées ici sont traditionnelles. Nées dans un milieu populaire, principalement paysan, et marqué par une culture non écrite, elles se sont transmises sur une longue durée, par tradition orale surtout, ce qui a donné lieu à une infinité de variantes pour chaque chanson. En ce qui concerne la chanson francophone, on retrouve ainsi les mêmes thèmes dans tout le domaine français, de la Suisse romande au Québec et de la Bretagne aux Antilles. Il n’y a donc aucun sens à vouloir attribuer une origine régionale particulière à une chanson. Toutefois, figurent aussi dans cette anthologie quelques pièces plus récentes : complaintes criminelles du XIXe siècle, compositions locales de chansonniers, etc."
D’après Guillaume Veillet - extraits du texte de présentation de l’ Anthologie des Musiques Traditionnelles avec son aimable autorisation - Qu’il en soit remercié.
37 festivals de 18 pays ont activement participé au lancement du Réseau Afrifestnet, du 19 au 21 avril 2012 au British Council d’Accra, Ghana.
Ce réseau regroupe 155 membres, issus des cinq grandes régions d’Afrique, représentant des festivals et événements dans le secteur culturel : théâtre, musique, danse, cinéma, patrimoine, littérature, arts plastiques etc.
Pays représentés lors du lancement : Maroc, Ghana, Nigeria, Mali, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo Brazzaville, Gabon, Éthiopie, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Malawi, Afrique du Sud, Swaziland, Zambie, Zimbabwe.
Festival de l’Imaginaire propose deux événement autour du Patrimoine culturel immatériel (PCI).
Dimanche 3 juin 2012, la Maison des Cultures du Monde accueille le premier Forum de chercheurs du PCI. Deux concepts feront l’objet des communications des experts participants à ce premier Forum. Qu’entend-on par “communautés” au sens de la Convention ? Quels sont les critères de définition d’un PCI ?
Jusqu’au 29 juillet 2012 : une exposition multimédia nous entraînant à la découverte des réalités que recouvre la notion de . Installée au Centre français du patrimoine culturel immatériel (CFPCI), établi dans le Prieuré des Bénédictins de la ville de Vitré (35), cette exposition associe photos, vidéos et objets issus des collections de la Maison de la Culture du Monde.
Durant les 10 jours de la 28ème édition du Festival international de cinéma Vues d’Afrique à Montréal, une centaine de films ont été projetés.
Parmi les 13 œuvres récompensées, Kréol de Frédérique Menant a remporté le Prix du public dans la section Musicafrica, consacrée aux films musicaux.
Il accompagne le musicien capverdien Mario Lucio à travers l’enregistrement de son album, réalisé dans des lieux symboliques de l’ancienne route des esclaves, où il rencontre d’autres musiciens prestigieux.
Du 18 au 22 juin et du 2 au 6 juillet 2012, La Ferme du Bonheur à Nanterre (92) organise deux stages de sattriya, danse sacrée de l’Assam, au Nord-Est de l’Inde, la moins connue des huit principales formes de danse classique indienne.
Ce stage se déroule parallèlement à la venue des moines danseurs de Majuli, qui se produiront à l’Auditorium du Musée Guimet les 15 et 16 juin. C’est Bhabananda Barbayan, figure parmi les danseurs les plus primés dans sa discipline, qui dirigera le stage.
Diffusion sur France 3, ainsi qu’en plein air gratuitement le 24 mai à Paris (14e) de Au delà des frontières, Stivell , premier film retraçant la carrière du harpeur chanteur breton.
Parmi les principaux artisans du renouveau des musiques celtiques et de leur succès, Alan Stivell n’a cessé d’œuvrer à promouvoir les langues et les valeurs culturelles partagées dans le monde celte.
Retraçant les étapes de son parcours musical, le film évoque cinq décennies d’un engagement qui a contribué à redonner toute sa valeur à la culture bretonne.
Jusqu’au 2 juillet, les inscriptions au cursus de musiciens enseignants sont ouvertes auprès du Cefedem Rhône-Alpes, qui organise une formation au Diplôme d’État (DE) sur deux ans.
Une même promotion réunit des étudiants pratiquant diverses esthétiques musicales, la formation, qui s’organise principalement sous forme de projet, étant fondée sur la création et la recherche.
Les épreuves d’admission sont accessibles aux titulaires d’un baccalauréat et d’un Diplôme d’Études Musicales de Conservatoire.
Jusqu’au 15 mai 2012, les dossiers d’inscription des étudiants souhaitant s’orienter vers des formations diplômantes supérieures en musiques traditionnelles des aires culturelles francophones et occitanophones, peuvent être déposés au Centre d’études supérieures musique et danse (CESMD) de Poitou-Charentes.
L’entrée dans la formation au Diplôme national supérieur professionnel de musicien (DNSPM) est soumise à la réussite d’un concours, dont les épreuves écrites auront lieu le 8 juin et les épreuves orales entre le 02 et le 06 juillet.
Le 19 Mai 2012, à Savigny-le-Temple, l’Espace Prévert — Scène du Monde propose la 4e édition de son festival consacré aux musiques folk et à la danse en bal.
Tout au long de cette journée de convivialité, le beau site de la ferme briarde du Coulevrais accueille les publics de danseurs, curieux et amateurs dans trois espaces : le parquet pour les musiques à danser, le pub pour les musiques à ouïr et la cour pour la fête.
Un rendez-vous devenu rare pour les musiques traditionnelles et Ile-de-France.
Le 29 mai 2012 à Quettehou (50), en amont du festival Les traversées Tatihou consacré aux musiques traditionnelles du large, le département de la Manche propose une journée professionnelle ouverte à tous.
Autour de la thématique Musiques et danses traditionnelles : enseignement et transmission , cette journée d’échanges et de débats sera l’occasion de dresser un état des lieux de l’enseignement des musiques traditionnelles aujourd’hui, au plan local et national.
Elle permettra aussi de mettre en avant les pratiques d’aujourd’hui, entre tradition et modernité, tout en questionnant l’avenir.
Jusqu’au 14 Mai, les artistes et groupes souhaitant participer à la troisième Estepa Mediterrània — l’événement Off du grand marché / festival Fira Mediterrània de Manresa, qui se déroule près de Barcelone du 8 au 11 novembre 2012 — peuvent envoyer leurs candidatures.
La proposition devra s’inscrire en écho ou en contrepoint du programme officiel, afin de contribuer à faire évoluer, repenser, prolonger, voire contester le concept de “racines méditerranéennes", qui est le moteur artistique de la Fira Mediterrània de Manresa.