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Accueil du site > Actualités > Actualités professionnelles > Alliance des managers d’artistes : défense des intérêts des managers et networking

Publié le mardi 30 septembre 2014

 
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Alliance des managers d’artistes : défense des intérêts des managers et networking

Au cœur de l’été se créait l’Ama, l’Alliance des managers d’artistes, association qui se veut un espace de rencontre et de discussion, ainsi qu’une plateforme de networking pour les managers, avec une dimension internationale revendiquée. Rencontre avec son président, Didier Zerath.

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Photo prise lors de l’assemblée générale d’IMMF (19 Septembre 2014, Hambourg, Reeperbahn Festival). De droite à gauche : Eivind Brydoy (MMF Norway), Stephen Budd (MMF UK), Meg Symsyk (MMF Canada) Jake Beaumont Nesbitt (IMMF Head of Policy Flow), Didier Zerath (AMA France/Chair IMMF European Committee/IMMF Treasurer), Steve Garvan (MMF USA), Volker May (IMUC/IMMF Vice Chair), Olivier Toth (MMF Luxembourg/IMMF Executive Director), Daria Wabnitz (IMMF Administration), Christoph Storbeck (MMF Italy), Gabriel Turielle (MMF Latin America), Brian Hetherman (IMMF Chairman)

- Pouvez-vous nous présenter AMA, l’Alliance des managers d’artistes ainsi que ses orientations principales ?

L’AMA est un espace de rencontre, de discussion et de défense des intérêts des managers. Nous n’avons pas de programme clé en main. Il ne nous appartient pas, en tant qu’organisation, d’ériger ex nihilo une parole commune des managers. Ce sont les managers au sein de l’association, par leurs échanges et leur capacité à se mobiliser autour de thématiques qu’ils et elles auront défini, qui décideront de l’orientation de l’AMA.

Notre seule orientation préalable, c’est l’ouverture à l’international, avec une préoccupation particulière sur l’échelle européenne. Il s’agirait de développer les échanges à l’échelle continentale pour pouvoir agir au niveau européen. Aujourd’hui, dans l’industrie musicale, se limiter au niveau national n’a plus grand sens.

La rencontre du 8 octobre chez Google sera aussi l’occasion d’expliquer ce positionnement de l’AMA. C’est typiquement le genre d’actions que nous allons mener dans un premier temps. Des rencontres, avec des ateliers et tables rondes, pour échanger entre professionnels, partager les expériences, les questions et les besoins.

- Les thématiques ne manquent pas !

C’est le moins que l’on puisse dire ! Il n’y a qu’à voir le nombre de missions, réflexions et concertations qui ont eu lieu ces dernières années sur des thématiques transversales à la filière, et qui de fait, concernent aussi les managers. Les thématiques sont nombreuses, qu’elles soient politiques, économiques ou pratiques : le partage de la valeur, la place de la musique dans les médias, la gestion collective, les nouvelles formes de marketing, l’harmonisation européenne, la facilitation des accès aux marchés à l’international… Nous nous positionnons comme interlocuteur des pouvoirs publics et des représentations professionnelles sur ces réflexions.

Au sein de l’IMMF, organisation à laquelle j’appartiens (Ndlr : Didier Zerath en est le trésorier, et est responsable du comité Europe), nous participons à des groupes de travail. Ces derniers ont vocation à s’ouvrir aux organisations locales, que ce soit sur des problèmes de tournées, des questions fiscales intracommunautaires, des points juridiques précis, des échanges de bases de données… Au niveau international, c’est le rôle qu’entend jouer IMMF. L’AMA se positionne donc aussi comme relais de ces travaux au niveau français.

- Comment est venue l’idée de créer l’AMA ?

C’est une initiative que nous avons décidé à quelques-uns, après de longues années d’expérience dans le métier, et de nombreux échanges avec nos homologues. C’est suite à des discussions avec Gildas Lefeuvre et Valérie Pellerin, qui sont désormais dans le bureau de l’association, que nous avons décidé de créer l’AMA.

- Comment articulez-vous votre travail avec celui de MMF France ?

Il n’y a pas d’articulation particulière. MMF France est une association tout à fait respectable, qui travaille au niveau national (Ndlr : Didier Zerath a été à l’origine de la création de MMF France). Mais nous revendiquons aussi la nécessité d’une diversité des représentations. Tous les secteurs professionnels ont plusieurs syndicats, même dans le secteur musical. Il en existe plusieurs pour les artistes et pour les producteurs, pourquoi ne pourrait-il pas y en avoir plusieurs qui défendent les intérêts des managers ? Il y a largement la place pour deux organisations. Ce qui n’empêche pas, bien évidemment, d’avoir des échanges et des dialogues constructifs.

- Y a-t-il aussi une dimension de networking ?

Evidemment. Le partage d’expérience est une base pour favoriser les échanges et les synergies, et permettre ainsi de servir de plateforme de networking pour les managers. Le métier a beaucoup évolué depuis une vingtaine d’années. Le manager a toujours été au centre, mais il est encore plus aujourd’hui au démarrage de la carrière d’un artiste, ce qui veut dire assumer une quantité toujours plus grande de tâches très diverses. Il est très difficile d’exceller dans tous les domaines, que ce soit le live, le merchandising, le sponsoring, le disque… Par exemple, mon long parcours en majors et chez des indés fait que je suis expert sur les questions commerciales et marketing, mais je ne suis pas promoteur de spectacles. Je suis pourtant obligé de le faire pour les groupes avec lesquels je travaille. Si un réseau professionnel auquel j’appartiens me permet de bénéficier de conseils d’autres managers compétents sur le spectacle, que je peux, en échange orienter sur les questions liées à mes domaines de compétence, c’est un plus énorme pour tout le monde. La dimension networking business est essentielle, cela doit permettre aux gens de développer leur carnet d’adresses.

Nous souhaitons également monter un programme de formation à destination des managers français, pour leur permettre d’aller passer une semaine en Angleterre, en Allemagne ou encore au Canada pour rencontrer leurs homologues. IMMF vient d’ailleurs de s’implanter en Amérique du Sud, et est présente dans 21 pays. Il serait dommage que les managers français ne bénéficient pas de cette ouverture. Encore une fois, se limiter à son marché national n’est plus suffisant aujourd’hui.


Contact : info@ama-france.com


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