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Publié le lundi 26 novembre 2007
Spectacle
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Agenda 21 : un moyen de repenser la production des festivals ?
En tant qu’organisateur de spectacles, comment s’engager dans une démarche de développement durable ? Quelles sont les actions concrètes à mener ? Comment définir un Agenda 21 pour les mener à bien ? Une synthèse de la table ronde tenue en septembre sur les festivals et le développement durable fait le point sur ces questions.
En septembre dernier, au moment où plusieurs festivals bretons (Transmusicales, Vieilles charrues, Les arts dînent à l’huile, Interceltiques, Quartier d’été et le festival du Chant de marin) signaient un Agenda 21 sous forme de "Charte des festivals engagés pour le développement durable et solidaire en Bretagne", une table ronde réunissant les organisateurs investis sur ces questions s’est déroulée au CNV.
Un compte-rendu de cette table ronde est désormais disponible et permet de mieux comprendre les enjeux, les mécanismes et les aspects pratiques des processus permettant d’envisager la production des concerts sous un mode plus écologique, équitable et solidaire.
Ce document est l’occasion de mieux définir ce qu’est un Agenda 21 de la culture appliqué aux spectacles musicaux : "L’Agenda 21 est un programme d’actions pour le XXI e siècle, énoncé en 1992 lors du Sommet International de la Terre sur l’environnement à Rio afin de s’engager dans un processus de développement durable" explique Maryline Chasles (assistante de production des Vieilles Charrues), qui précise "qu’à l’origine ce programme ne visait pas du tout le milieu culturel, chacun, collectivités, associations, entreprises peut à son niveau définir et s’engager à travers un Agenda 21 dans une démarche de développement durable. Cette notion de durabilité se définit à l’intersection des problématiques écologiques, économiques et sociales."
Béatrice Macé (co-directrice des Rencontres Transmusicales de Rennes) est quant à elle revenu sur les enjeux sous-jacents aux nouveaux modes de production des festivals : "On arrive à l’aberration économique qu’il faut parfois faire 100% de la jauge pour atteindre un budget équilibré car il est impossible de répercuter toutes les augmentations sur le prix des entrées, et les subventions publiques stagnent. Cela entraîne de sérieuses menaces sur les projets. De plus, le monde du spectacle vivant est désormais en concurrence avec d’autres activités "culturelles" de divertissement qui induisent de profondes mutations sur les conditions d’exercice du métier : attitude consumérisme, industrialisation, dépréciation des propositions du spectacle vivant, surenchère à l’événementiel, développement de la gratuité (hypocrisie car rien n’est gratuit), développement du numérique qui va générer de nouveaux rapports à la pratique et à la consommation musicale, il faut réfléchir aux moyens de sortir de cette impasse pour assurer aux festivals un développement durable."
Enfin, cette réunion autour des Agenda 21 a aussi été l’occasion de voir la façon dont les acteurs intègrent l’économie sociale et solidaire dans leur mode de production (comme avec un Village solidaire au Interceltique de Lorient, ou via des actions de redistribution comme aux Vieilles Charrues).
Lire la synthèse de la table ronde
Plus d’informations sur le rapport entre musiques et développement durable
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