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Publié le jeudi 7 mars 2013
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Dans un communiqué, l’Adami réagit aux lancements de nouvelles plateformes de diffusion par les géants américains Google et Apple, en appelant à la vigilance sur les risques de concentration, tout en regrettant que des producteurs et éditeurs "décident de s’extraire de la gestion collective pour traiter directement et individuellement avec ces plateformes"

Les artistes-interprètes réunis à l’Adami, réagissent avec grande inquiétude aux lancements de nouvelles plateformes de diffusion culturelle par les géants US Google et Apple.
Tout indique que dans un avenir très proche toute la chaine de production et de diffusion culturelle sera concentrée entre les mains de quelques-uns. Apple et Google détiennent les appareils, ont le pouvoir sur le prix public et imposent leurs conditions pour l’accès aux contenus. Dans le même temps le nombre de plateformes françaises et européennes se réduit et il faut craindre que des acteurs aujourd’hui importants comme Spotify ou Deezer ne pourront y survivre.
C’est une grave menace pour la diversité économique, et artistique ! Quelle exigence en termes d’exposition et de rémunération pour les artistes ? Quelle régulation pourra être imposée qui garantirait la diversité culturelle ?
Les artistes regrettent que de nombreux producteurs et éditeurs, en Europe et dans le monde, décident de s’extraire de la gestion collective pour traiter directement et individuellement avec ces plateformes. C’est ici un des outils majeurs de régulation que l’on affaiblit au profit de simples intérêts financiers de court terme.
Comme l’a rappelé l’Adami aux côtés de la Sacem, la Sacd et la Scam le 7 février dernier lors d’une audition à l’Assemblée nationale : seule la gestion collective garantit une neutralité économique favorable à tous les utilisateurs de répertoires, petits ou majeurs et surtout une juste rémunération des auteurs, des compositeurs et des artistes.
Nous en appelons à Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, et à Fleur Pellerin, ministre des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique, pour prendre les dispositions politiques nécessaires et défendre un principe dont la France est un exemple pour le monde entier.
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)