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Publié le vendredi 21 septembre 2012
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L’Adami (Administration des droits des artistes et musiciens interprètes) a présenté son rapport d’activité 2011. Une année qui a vu les droits collectés augmenter de 12,3%, pour un montant total d’un peu plus de 65 millions d’euros.
Comme l’annonce Bruno Boutleux, directeur général, en introduction du rapport d’activité de l’Adami, 2011 est une année historique pour la société d’administration des droits des artistes. Historique car le montant des perceptions a atteint en 2011 un niveau record, à hauteur de 65 492 566 euros. Cette collecte se fait au titre de la rémunération pour copie privée (audiovisuelle et sonore), de la rémunération équitable, des droits sur conventions et des accords de représentation réciproque passés avec les sociétés de gestion de droits étrangères.
Sur ce montant, l’Adami a redistribué 33 135 234 euros à 45 500 artistes, soit une baisse de 11,32 %. Perceptions en hausse et redistribution en baisse, la situation semble pour le moins paradoxale. Mais pour la société civile, il ne faut voir là que l’effet du "décalage entre le temps de la perception et celui du versement aux artistes". Ainsi, 2012 devrait être une année de forte hausse des droits portés au crédit des comptes artistes, puisqu’une partie des droits perçus en 2011 ont été redistribués cette année. Dans le même temps, l’Adami a redistribué près de 12 millions d’euros en aides à l’action artistique (+3,5% par rapport à 2010).

rapport d’activité 2011 de l’Adami
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)