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Publié le lundi 19 décembre 2005
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Médiamétrie a publié une étude, commandée par la Spedidam, où 75,6 % des internautes de 15 ans et plus sont favorables à un modèle forfaitaire payant pour télécharger légalement de la musique, films et images. Ce modèle s’apparente à la "licence globale", que le Snep combat et juge sans "pertinence économique".
Au-delà du plébiscite pour ce modèle forfaitaire, l’étude révèle que le "piratage" est déjà entré dans les moeurs : 42 % des personnes interrogées ont déjà téléchargé de la musique ou des films par réseaux P2P ; et 40% des internautes ne l’ayant pas fait, échangent cependant des fichiers par mail ou messagerie instantanée.
Le sondage s’est aussi intéressé à l’impact du téléchargement P2P sur la vente des supports : 75% des internautes interrogés pensent que la légalisation du P2P n’aurait pas de conséquences sur leur consommation de CD ou de DVD. D’ailleurs, autant d’internautes interrogés (13%) estiment que, d’un côté, leur consommation augmenterait, et d’un autre, qu’elle diminuerait.
Ce sondage intervient sur fond de bataille législative sur le droit d’auteur : l’Adami, la Spédidam, l’UFC Que-Choisir… prône la légalisation du P2P compensée par le paiement d’une "licence globale", alors que le Snep trouve cette position "démagogique" (tout comme Pierre Sirinelli, président de la commission sur la distribution des contenus numériques en ligne du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique). Le Snep avait d’ailleurs commandé dernièrement à l’Ifop, un sondage où 66 % des interrogés jugeaient les sociétés éditrices de logiciels de téléchargement responsables du "piratage".
Le Snep a ajouté que "les montants perçus par ce nouvel impôt ne viendraient pas compenser, et de loin, les 500 millions de chiffre d’affaires perdus par l’industrie du disque depuis 2002". De plus, il prévient que si la licence globale est mise en place, cela ruinerait la nouvelle économie de la musique en ligne sur les plates-formes légales.
Avec la crise du disque, on a d’abord raisonné "transfert", les ventes numériques devant compenser la perte sur le physique. Puis, rapidement, on a bien compris que de nouveaux comportements s’installaient et que c’est une mutation globale qui allait s’opérer.
Quand Apple et iTunes ont débarqué, une révolution industrielle du téléchargement s’est engagée. De nouveaux acteurs se sont positionnés en interfaces entre le vieux et le nouveau monde.
Depuis, la distribution numérique progresse inexorablement. Elle explore les débouchés inconnus, adapte les savoir-faire aux environnements de demain et porte l’espoir d’un renouveau économique.
Entre métiers et marchés, focus sur la distribution numérique.
Cinq distributeurs - Idol, Believe, Yozik, Jamendo, Toolbox - un journaliste spécialisé - Frédéric Neff et le co-fondateur d’une société de conseil - Aymeric Pichevin - évoquent pêle-mêle les joies du métier, les services monétisables, l’évolution des ventes et du streaming, l’essor des vidéos musicales, l’équilibre et les déséquilibres du marché…
Pascal Bittard, président fondateur d’Idol
Romain Becker, chef de projet Vidéo chez Believe Digital
Henri Pierre, gérant de Yozik
Pierre Gérard, cogérant de Jamendo
Christophe Brunel, responsable de production chez Toolbox
Frédéric Neff, journaliste et blogueur spécialisé
Aymeric Pichevin, journaliste à Billboard et cofondateur de Home