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Publié le lundi 24 septembre 2012
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L’Observatoire de la musique vient de publier une analyse sur 9 semestres de l’évolution de son "État des lieux de l’offre de musique numérique" du 2nd semestre 2007 au 2nd semestre 2011.
Depuis 2007, l’Observatoire de la musique propose, chaque semestre, un état des lieux de l’offre de musique numérique. À partir de 46 indicateurs (type d’offre de services, de contenus, de répertoires, de régimes juridiques, d’accès, de fonctionnalités et de qualité de l’offre…), ce panorama bisannuel permet d’y voir plus clair et de suivre les évolutions d’un marché foisonnant, mais dont la durée de vie des acteurs est assez faible.
Entre 2007 et 2011, le marché musical numérique a été, en France, en constante augmentation, passant de 51 millions d’euros (en valeur gros HT) en 2007 à 110,6 millions en 2011 (source Snep). Mais cette période d’essor a également vu la disparition d’une cinquantaine de sites de musique en ligne disponibles en France (sur les 152 étudiés par l’Observatoire). Ainsi, l’étude précise que "face au foisonnement de sites de musique en ligne qui ont éclos entre les années 2000 et 2007, la plupart des sites n’ont pas survécu aux principes de réalité et à l’exigence nécessaire pour tenter de pérenniser leur activité" (p.12). ainsi, sur l’ensemble des sites étudiés, seuls 27 d’entre eux sont présents sur l’ensemble de la période 2007-2011.
Autre point essentiel mis en valeur par cette étude, la concentration de l’offre autour de deux acteurs. ITunes par exemple, détiendrait en France 70,2% de parts de marché des 4 majors pour le téléchargement. L’Observatoire va même jusqu’à avancer que "2012, est sans doute un prélude à un grand mouvement de concentration des offres".
Le bilan de ces 5 années d’étude propose également une périodisation, avec pour chaque année, le trait saillant de l’évolution du marché numérique (2008 : l’irruption des smartphones ; 2009 : la libération des catalogues et liberté des prix ; 2010 : l’avènement du streaming ; 2011 : vers une stabilisation des offres ?)
7 boutiques généralistes :
emusic (US), Fnac (France), iTunes (US), Musicme (France), Rhapsody (US), Virginmega (France), Cellfish (France),
3 boutiques spécialisées :
Deutsche Grammophon (Allemagne), MusiClassics (France), Musique en ligne (France),
5 portails :
Neuf music (France), NRJ (France), Orange (France), SFR (France), Yahoo music (US),
5 radios :
Awdio (France), Hotmix radio (France), Liveradio (France), Nexus radio (US), Skyrock (France),
4 services de Streaming :
Deezer (France), Finetune (US), Last FM (UK), Pandora (US),
3 sites communautaires :
Jamendo (Luxembourg), MySpace (US), YouTube (US).
(du 2nd semestre 2007 au 2nd semestre 2011)
A peine le dixième anniversaire d’Itunes vient-il de sonner que déjà le streaming devient la nouvelle coqueluche des marchés. Spotify, Deezer, Rdio et quantité d’autres, ont ouvert de nouvelles perspectives au business de la musique en ligne. Le développement rapide des plateformes de streaming à l’international, sur des marchés émergents en forte croissance ou jusque là inexistants, excite les convoitises. Cela suffit-il à expliquer les volontés de Google, Amazon, Apple et Microsoft à se lancer dans la bataille ? A quelles stratégies répondent leurs manœuvres ?
L’arrivée programmée des géants du web sur le marché du streaming représente-t-elle une opportunité ou une menace pour les entreprises déjà implantées ? Vont-ils provoquer un effet de levier pour développer la consommation légale de musique en streaming ? Quels sont alors les moyens de se différencier ? L’avis de :
Simon Baldeyrou, directeur général de Deezer
Denis Ladegaillerie, président fondateur de Believe
Yves Riesel, fondateur de Qobuz (à venir)