Votre panier est vide
Publié le mardi 14 octobre 2008
Version imprimable
Le département de l’Audiovisuel de la BNF et le Centre de recherches sur les arts et le langage (EHESS/CNRS) tiendront une journée d’études le 21 octobre à Paris sur les missions de collecte, de conservation et de communication du dépôt légal des phonogrammes, législation qui fête ses 70 ans en France.
Organisée par le département de l’Audiovisuel de la Bibliothèque nationale de France et l’équipe Musique du Centre de Recherches sur les Arts et le Langage (EHESS/CNRS)
Mardi 21 octobre 2008
Bibliothèque nationale de France « Site François-Mitterrand-Tolbiac, Petit Auditorium (Hall Est) - Quai François Mauriac, Paris (6e arr.)
Matinée
Présidence : Esteban Buch (CRAL-EHESS)
9h30 : Pascal Cordereix (BnF) : « La difficile naissance d’un dépôt légal du "disque" en France »
10h : Marie-France Calas (Direction des Musées de France) : « L’utopie du dépôt légal »
10h30 : Hervé Bouley (CRAL « Radio France) : « La collection issue du dépôt légal du disque : des phonogrammes au métaenregistrement »
11h pause
11h30 : Elizabeth Giuliani (BnF) : « Les paradoxes du dépôt légal : le cas du dépôt légal de l’Internet à la Bibliothèque nationale de France »
12h : Chloé Cottour (BnF) : « Le dépôt légal des phonogrammes à l’étranger : panorama »
Après-midi
Présidence : Isabelle Giannattasio (BnF)
14h : Jaccques Cheyronnaud (CNRS) : « Le patrimoine sonore comme objet anthropologique »
14h30 : Marina Caà±ardo (CRAL) : « Maisons de disques : mémoire et oubli de la musique. L’expérience argentine »
15h : Martin Kaltenecker (CRAL) : « Qu’est-ce qu’un disque chrétien ? »
15h30 pause
16h : Frédéric Gaussin (CRAL) : « Présences et absences : rapports du dépôt légal à la collection discographique privée »
16h30 : Antoine Hennion (CSI- Ecole des Mines), en dialogue avec Rémi Bouton (promusicfrance, Musique Info Hebdo, …), et Pierre Pichon (BnF) : « De la difficulté à appréhender l’industrie du disque comme objet d’étude »
17h : synthèse et discussion finale, animées par E. Buch et I. Giannattasio
17h30 : Document audiovisuel INA : « La phonothèque nationale », de Jean Thévenot (1961) (avec l’aimable autorisation de l’Institut National de l’Audiovisuel)
Présentation
Le 19 mai 1925 une loi institue en France le dépôt légal des « œuvres phonographiques » (du « disque » dira-t-on schématiquement), mais il faudra attendre le décret du 8 avril 1938 instituant une « Phonothèque nationale » pour que celui-ci devienne une réalité.
Soixante dix ans après, la Phonothèque nationale est devenue le département de l’Audiovisuel de la Bibliothèque nationale de France, mais sa mission fondatrice demeure inchangée : collecter, conserver, signaler dans la bibliographie nationale, communiquer au public de chercheurs le dépôt légal des phonogrammes.
Patrimoine unique en son genre avec plus de 630,000 références discographiques, mémoire irremplaçable de l’édition phonographique, le dépôt légal est un outil pour l’histoire de notre société.
Aussi, en cette année anniversaire, a-t-il paru légitime d’interroger tant les soixante dix ans d’exercice que l’acte lui-même du dépôt légal des phonogrammes. En effet, le caractère unique de la collection qui en est issue, dans sa dimension historique (70 ans de pratique ininterrompue), institutionnelle (indissolublement lié à la Bibliothèque nationale de France), systématique (l’acte volontaire et obligatoire de déposer un phonogramme), permanente (sans limite temporelle à priori) ouvre en effet de nombreux champs d’investigation encore trop peu parcourus.
Le rapport à l’institution la Bibliothèque nationale de France, tout d’abord : le dépôt légal du disque s’inscrit en effet dans une continuité institutionnelle ininterrompue depuis cinq siècles. Dès lors, comment sa propre histoire, qui est celle aussi de l’institutionnalisation du disque, s’inscrit-elle dans celle des dispositifs successifs du dépôt légal ? Cela revient notamment à interroger le geste même de mettre à part, de mettre hors du temps, qu’est le dépôt légal. Rien de moins évident, en effet, que ce processus cumulatif qui transforme, légitime, de facto, en patrimoine un objet du présent, par ailleurs éphémère, par ailleurs souvent méprisé en tant que produit culturel : le disque.
En d’autres termes, à considérer la collection issue du dépôt légal comme objet, c’est à dire comme un tout organique à questionner dans son contenu, sa finalité (entre représentativité et exhaustivité, quelle interprétation avoir des textes législatifs), dans sa mécanique de constitution même : en quoi ou comment cette collection de disques fait-elle sens ?
Ne faut-il pas d’ailleurs élargir cette question de la mémoire institutionnelle à deux autres champs sociaux ? Celui des industries du disque d’abord : quelle mémoire du disque trouve-t-on (ou ne trouve-t-on pas ?) chez les producteurs, les éditeurs phonographiques ? Celui des collectionneurs ensuite. En quels termes interroger ces collections de disques, ses « discothèques » privées qui ont joué et jouent encore un rôle central dans la fabrication d’une mémoire du disque ?
De la même manière, le contexte international ne peut être négligé, on ne saurait en effet appréhender la spécificité du dépôt légal du disque en France si on ne le mettait en perspective avec d’autres dépôts légaux, ou d’autres modes de constitutions de collections institutionnelles de disques à l’étranger.
Enfin, à l’heure où la dématérialisation de la musique fait la une des journaux avec en corollaire annoncé la « mort du disque », comment le dépôt légal va-t-il opérer ce glissement du « support » au « en ligne » : rupture ou continuité des pratiques et des missions ?
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.