100e numéro d’IrmACTU !

Publié le mardi 31 mars 2015

Et voici donc le 100e numéro d’IrmACTU, notre e-newsletter lancée il y a 9 ans et aujourd’hui adressée à plus de 30 000 abonnés. L’occasion d’un thème de focus on ne peut plus symbolique : saluer les 30 ans de la loi de 85. L’occasion aussi de revenir, un peu, sur l’histoire de cette e-newsletter avec celui qui l’a initiée, Mathias Milliard.


Interview

Mathias MILLIARD,
coordinateur des projets frontoffice de l’Irma

En 2006, au CRD de l’Irma, Mathias Milliard a conçu et lancé IrmACTU, la lettre d’information électronique mensuelle de l’Irma. Un outil dont l’équipe de l’Irma s’est emparée au fur et à mesure et sur lequel il veille toujours.

« L’impact d’IrmACTU
se mesure parfois à ce qui s’est passé à côté ou en lien
avec le focus »


Comment IrmACTU est née ?

Le site de l’Irma est très riche en contenu et IrmACTU en est sa vitrine. Déjà au milieu des années 2000, il y avait de la documentation, des pages emplois & stages, le répertoire en ligne… À cela est venu s’ajouter le développement d’une e-librairie spécialisée et une activité de plus en plus soutenue en matière de publication d’actualités professionnelles. Le premier objectif d’IrmACTU était - et est toujours - d’offrir une autre lecture de cet ensemble, synthétique et sous forme de flash mensuel, mettant en valeur la diversité et la complémentarité des services proposés par l’Irma.

Le second objectif était de s’ancrer un peu plus dans l’actualité, voire de se situer en amont afin de proposer des dossiers-ressources pédagogiques sur les sujets allant devenir centraux pour la filière. Et c’est comme ça qu’on s’est mis à produire chaque mois un focus qui introduit IrmACTU par un article complet et des interviews de professionnels. C’est la force et la mission de l’Irma de pouvoir proposer aux acteurs de la musique ces mises en alerte et en débat sur ce qui est en train de construire la filière de demain.

Quels sujets à retenir
parmi les 100 (premiers) focus d’IrmACTU ?

Justement ceux qui ont mis en lumière des enjeux d’avenir. Je pense à celui sur les métadonnées, publié en avril 2011 (n°56), ou à l’enquête sur la copie privée en Europe, publiée en 2013 (n°77), qui restent des sujets sur lesquels il y a du décryptage à faire pour que tout le monde en saisisse la portée. Mais je pourrais aussi citer celui sur la captation de concerts, réalisé en 2008 (n°25) alors que la question d’un droit voisin au producteur de spectacles était déjà sur la table et qu’apparaissaient sur ce champ les premières startups du numérique.
D’ailleurs, sur les startups de la musique, abordées la première fois à travers un focus dédié aux travaux de la Fing en 2007 (n°11), nous continuons à les suivre et avons réalisé un dossier en décembre dernier pour imaginer avec elles ce que sera le business de la musique en 2025 (n°96). Prospective, quand tu nous tiens !

De manière générale, je pense que nous avons traité à travers les focus la plupart des points liés à la structuration du secteur (artiste / disque / numérique / spectacle / formation / conseil…) ou à travers des focales par esthétiques (Vivre du jazz (n°24), La France aime-t-elle le metal ? (n°80), Musique et jeune public (n°30), etc.).
Il y a aussi des thèmes qui nous tiennent à cœur, comme l’emploi puisque nous sommes positionné depuis des années sur cette question à travers Irmawork (les stratégies de recrutement (n°44), les nouveaux emplois de la musique (n°81), la mutualisation (n°21)…) ou comme le suivi historique des politiques publiques en faveur de la filière (De la CNMA au CSMA (n°14), le CNM (n°64)…), d’où ce clin d’œil aux 30 ans de la loi de 1985 à travers ce 100e numéro.

Comment évaluez-vous l’impact de ces focus ?

On peut le mesurer de différentes manières. Il y a d’abord les statistiques de visites et, à ce jeu-là, les trois focus les plus vus sont ceux sur la qualité sonore (n°69), le marché des instruments de musique (n°51) et une série d’interviews que nous avions menées auprès de 15 artistes nous expliquant leur parcours et carrière (n°82), les trois étant à près de 25 000 vues chacun.
Mais notre rôle ne se focalise pas que sur le clic. Nous ne sommes pas un média qui serait uniquement dans le pushing d’informations. Nous sommes un centre de ressources dont l’objectif est d’œuvrer à la mise en relation des acteurs et à une meilleure structuration du secteur. IrmACTU s’insère dans cette logique et l’impact des focus se mesure parfois à ce qui s’est passé à côté ou en lien avec le focus.
Bien souvent par exemple, la publication du focus précède l’organisation d’une table ronde que nous organisons également. C’était le cas pour celui sur la captation de concerts que je citais au début, ou pour celui intitulé La musique est-elle clusterisable ? (n°73) qui a donné lieu à des rencontres nationales sur la question et à la création d’un groupe de travail entre les structures concernées. On préconise très souvent cette formule, récemment encore avec celui sur l’action musicale en milieu scolaire (n°98) qui s’est fait en parallèle d’un groupe de travail monté par TPLM sur le sujet. Cette partie-là est peut-être moins visible sur la toile, mais elle reflète bien la dynamique dans laquelle nous travaillons.

Quelques souvenirs personnels
cachés derrière ces 100 numéros d’IrmACTU ?

Forcément. Au début, j’ai dû batailler en interne pour que la lettre voit le jour, puis petit à petit elle a eu son écho et est devenue un outil important pour l’Irma. Je me rappelle aussi que les développeurs de l’époque me disaient que le scroll était à bannir ! Quand je vois la manière dont on scroll à tout va aujourd’hui, je ne regrette pas d’avoir insisté.
Sinon, je me souviens avoir passé des nuits blanches sur le site de l’Ina lorsque ce dernier est sorti et que je m’étais lancé dans un recensement du patrimoine musical à la télévision française (n°3). Un défi un peu fou et totalement chronophage ! C’était aussi très agréable de pouvoir faire une belle série de photo des vieux appareils d’enregistrement et de lecture exposés à la Collection Charles Cros (n°83). Et je reste marqué et ému par la réponse de Jean-Daniel Beauvallet des Inrocks à notre enquête J’ai toujours rêvé d’être un groupe de rock (n°37)… mais là je vous laisse chercher le pourquoi dans ses dires.
Au passage, un grand merci aux centaines de professionnels (au millier ?) que nous avons interrogés à travers ces 100 numéros. C’est parce qu’ils nous font confiance en nous apportant leurs témoignages et points de vue qu’IrmACTU est possible.


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