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Artistes et répertoire
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Artistes et répertoire
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Le Cantu In Paghjella sur la liste de l’Unesco

La polyphonie corse traditionnelle, dont le véritable nom est Cantu In Paghjella, a été inscrite sur la liste de sauvegarde d’urgence par le Comité intergouvernemental de l’Unesco.

Un site internet est consacré à cette forme vocale bien particulière. Il en présente la description, l’histoire, ainsi que la démarche ayant abouti à son inscription sur la liste des chefs d’œuvre du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Plusieurs vidéos présentent des exemples de ce chant qui se pratique encore dans l’île de Beauté, et dont notre nouveau correspondant, le CMT de Corse, entend bien contribuer à préserver et à perpétuer.



D’après le site cantu in paghjella

Le cantu in paghjella désigne à la fois une technique et des genres profane ou liturgique. Il utilise, selon le répertoire, des langues diverses comme le corse, le cruscu (corse toscanisé), le sarde, le latin et le grec. Sa spécificité repose sur sa technique, son contexte et les lieux de sa pratique ainsi que son mode de transmission oral.


Le cantu in paghjella ne peut être détaché des moments où se reconstitue le groupe et, à ce titre, fonctionne comme un ciment et un véritable lien symbolique. Ce contexte est d’ordre symbolique, religieux et sociétal et couvre la majeure partie des espaces/temps collectifs de la communauté insulaire : l’espace-temps religieux (offices dans l’église et les processions hors l’église) et l’espace-temps profane (la foire, la veillée, la place du village ou le bar).


L’apprentissage du cantu in paghjella se fait de bouche à oreille, par imitation et imprégnation. Jusque dans les années 70, l’imitation et l’imprégnation se faisaient de manière intergénérationnelle et endogène. L’éducation de l’oreille des jeunes garçons se faisait à l’occasion des offices liturgiques hebdomadaires jusqu’à leur mue.


Le 25 novembre 2005, sur proposition de Petru Guelfucci et Jean-Paul Poletti , l’Assemblée de Corse vote, à l’unanimité, l’inscription de la polyphonie corse traditionnelle sur la liste des chefs d’œuvre du patrimoine culturel immatériel de l’humanité et l’élaboration d’un plan de sauvegarde.


Le 16 mars 2009, le dossier de demande d’inscription du cantu in paghjella sur la liste de sauvegarde urgent est déposé à l’Unesco après validation du ministère de la Culture. Le même jour, une motion de l’Assemblée de Corse demande à l’État l’inscription du cantu in paghjella sur la liste de sauvegarde d’urgence de la session 2009 et approuve le plan de sauvegarde. Elle est adoptée à l’unanimité.


Lhasa De Sela s’en va…

Elle est partie le premier soir de la décade. La route qui l’appelait n’était pas de celles qu’elle a tant parcourues. Il y a longtemps, le nez à la fenêtre du mini-bus de ses parents du voyage : Mexique, Arizona, Canada, etc. Plus récemment à travers l’Europe avec ses sÅ“urs, au rythme des camions de leur cirque ambulant.

Ou bien encore la route de la corniche, depuis l’anse des Catalans jusqu’à la plage du Prophète, tournant le dos à Marseille, le regard au large, humant les embruns portés par la mistral. “La tête est pleine, mais le cÅ“ur n’a pas assez…” Comment mieux dire ce ressentir ?

Je me souviens de ce Printemps de Bourges 97. Le grand Théâtre frissonnait et riait aux paroles caressées par cette drôle de fille de 25 ans. On avait l’impression de partager l’intimité de sa chambre, où elle riait avec son guitariste… Une incarnation du jeune Rimbaud : moment bouleversant !

Elle est partie laissant à nos oreilles la beauté de sa voix et à nos cÅ“urs l’intensité de sa présence. Et l’on ne se lasse pas de revoir ses gestes tellement impliqués, pris par le sens de ce quelle chantait, pour le transmettre. Lhasa nous manquera…



Montréal, Québec, Canada le dimanche 3 janvier 2010


Communiqué officiel

La chanteuse Lhasa De Sela est décédée à son domicile de Montréal pendant la soirée du 1er janvier 2010, un peu avant minuit. Un cancer du sein qu’elle a combattu avec courage et détermination pendant plus de 21 mois l’aura finalement emportée.

Durant cette période difficile elle a continué à toucher la vie des gens qui l’entouraient avec la grâce, la beauté, et l’humour qui la caractérisaient. Elle a aussi réussi à terminer l’enregistrement de son dernier album et à assurer son lancement sur scène au Théâtre Corona de Montréal et au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Les deux concerts donnés en Islande au mois de mai auront été les derniers où elle aura interprété ses vibrantes chansons.

Elle préparait une grande tournée internationale qui devait commencer à l’automne 2009 et qui a dû être annulée. Elle travaillait également sur un prochain album où elle voulait interpréter des chansons des grands artistes chiliens Victor Jara et Violeta Parra.

Lhasa De Sela est née le 27 septembre 1972 à Big Indian dans le nord de l’Etat de New-York. Elle aura vécu une enfance originale, marquée par de longues périodes nomades avec ses parents et ses sœurs dans un bus à travers les Etats-Unis et le Mexique. Dans ce bus, les enfants improvisaient de petites pièces de théâtre devant les parents, soir après soir. Elle a grandi dans un univers qui lui a permis de découvrir le monde loin de la culture conventionnelle.

Lhasa est devenue plus tard l’exceptionnelle artiste que le monde entier a découvert avec La Llorona (1997), The Living Road (2003) et enfin Lhasa (2009). Ses trois albums se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires à travers le monde. Il est difficile de décrire sa présence scénique et sa voix unique qui ont contribué à en faire une icône dans plusieurs pays. Voici certains adjectifs qui ont été utilisés par des journalistes : passionnée, sensuelle, indomptable, douce, profonde, troublante, incantatoire, hypnotisante, feutrée, puissante, intense, millénaire.

Lhasa avait une façon unique de communiquer avec le public. Elle osait ouvrir son cÅ“ur sur scène ce qui permettait aux spectateurs de sentir une intime connexion, de se sentir en communion avec elle. Elle aura marqué profondément plusieurs personnes à travers les nombreuses villes et pays qu’elle aura visités. Jules Beckman, un ami de longue date, a trouvé ces mots : “We have always heard something ancestral coming through her. She has always spoken from the threshold between the worlds, outside of time She has always sung of human tragedy and triumph, estrangement and seeking with a Witness’s wisdom ! She has placed her life at the feet of the Unseen.”

Lhasa laisse dans le deuil son conjoint, Ryan, ses deux parents, Alejandro et Alexandra, sa belle-mère, Marybeth, ses 9 sœurs et frères (Gabriela, Samantha, Ayin, Sky, Miriam, Alex, Ben, Mischa et Eden), ses 16 neveux et nièces, son chat Isaan, ainsi que de très nombreux amis, musiciens et compagnons de travail qui l’ont accompagnée durant sa carrière, sans compter ses innombrables admirateurs à travers le monde.

La famille et les proches ont pu vivre leur deuil paisiblement depuis deux jours et ont énormément apprécié cette importante période d’intimité et de recueillement. Les funérailles seront réservées à la sphère privée. Il a neigé plus de 40 heures à Montréal depuis son départ.

David-Etienne Savoie, manager

Au nom de la famille et des proches.


Anthologie des Musiques Traditionnelles

Les musiques traditionnelles de France ont leurs labels spécialisés, leurs magazines, leurs archives régionales, leurs concours et récompenses, leur lieux de réunion et leurs sites internet. Mais elles n’avaient jamais encore bénéficier d’une véritable Anthologie.

Or la voici enfin à l’aube de 2010 ! Elle a la forme d’un coffret de 10 CD contenant chacun les fruits de collectages dans une zone géographique et culturelle particulière, privilégiant chanteurs et musiciens non professionnels qui ont su porter hauts et transmettre leurs traditions musicales.

Maître d’Å“uvre de ce travail colossal pour le compte de Frémeaux & Associés "l’éditeur du patrimoine sonore", Guillaume Veillet a mis trois bonnes années à réunir, choisir, commenter et illustrer les près de 300 enregistrements de cette anthologie. En cela, il a été largement aidé par la FAMDT et ses membres.

Au résultat, voici un merveilleux objet à écouter, à consulter, à savourer et qui mettra du baume au cÅ“ur de tous les amoureux des répertoires traditionnelles des régions de France jusqu’à son Outre-mer.





• CD1 : Bretagne

• CD2 : France de l’Ouest


• CD3 : Auvergne et Limousin


• CD4 : Centre France


• CD5 : Sud-Ouest


• CD6 : Méditerranée


• CD7 : Alpes, Nord et Est


• CD8 : Corse


• CD9 : France d’Outre-Mer


• CD10 : Français d’Amérique

Les 293 chants et morceaux de musiques à danser rassemblés dans les 10 CDs constituant cette Anthologie couvrent plus d’un siècle de mémoire. Ils ont été capturés à l’aide des différents modes d’enregistrement disponibles entre 1900 et 2009.

Plus de 20 langues sont chantées par les interprètes issus des terroirs de la métropole, mais aussi des départements et territoires d’Outre-mer. Les minorités francophones qui continuent à affirmer leur identité linguistique dans un environnement culturel différent, voire hostile — en Italie, en Suisse, en Belgique, au Canada et aux États-Unis â€” n’ont pas été oubliée. Pas plus que les populations arrivées sur le territoire français dans le courant du XXe siècle, représentant aujourd’hui un élément constitutif du peuple de France.

"Cette anthologie propose une sélection de chansons, d’airs instrumentaux (souvent à danser) ainsi que d’enregistrements réalisés lors d’événements calendaires (Carnaval, Noël, quête du 1er mai ou de la Toussaint, etc.) Cette matière sonore, recueillie sur le terrain, est issue de fonds très divers : institutions nationales (Bibliothèque nationale de France, Institut National de l’Audiovisuel, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée ou MuCEM, ex-Musée National des Arts et Traditions Populaires), laboratoires de recherche, centre de musiques traditionnelles et musées en région, associations, collectes privées… sans compter quelques disques 78 tours commerciaux sortis entre les années 1900 et 1940. C’est dire la grande diversité des démarches individuelles ou collectives qui ont conduit à la réalisation de ces enquêtes : universitaires, chercheurs indépendants, militants associatifs, jeunes revivalistes passionnés en quête de répertoire, etc." (…)

"Toutes les pratiques musicales populaires retrouvées dans les collectes n’ont pas la même ancienneté. C’est particulièrement vrai pour les danses. Parmi celles recueillies sur le terrain au cours du XXe siècle, on peut distinguer différentes grandes familles (bien décrites par un chercheur comme Jean-Michel Guilcher). Le fonds le plus ancien qu’on ait pu retrouver est ce qu’on appelle en France, depuis le XVIe siècle au moins, le branle . Sous ses très nombreuses formes, il répond à deux caractéristiques principales :
1) Il s’agit d’une danse collective en chaîne, ouverte ou fermée
2) Le mouvement des danseurs consiste en la répétition d’un mouvement moteur immuable le plus souvent à 3, 4, 6 ou 8 pulsations.
Chaque province, chaque village parfois, a développé sa propre variante de ce schéma de base universel qui s’est plus ou moins bien conservée selon les régions.
Les bourrées , bien connues dans le Centre (Auvergne, Berry, etc.), mais qu’on retrouve dans une aire plus large, sont à classer à part, et connaissent une grande diversité de formes."

"À partir de la toute fin du XVIIIe siècle, et surtout du XIXe, les campagnes ont adopté progressivement un modèle développé d’abord à la cour de Versailles, puis en milieu urbain : la contredanse , une danse à figures qui, dans son modèle français, se danse en carré. Le quadrille, suite de contredanse, en est une émanation. Sur le terrain, contredanses et danses plus anciennes se sont influencées mutuellement. Il faut signaler également les danses de caractères, répertoire savant de danses de spectacle transmises, entre autres, par le biais de l’armée. Enfin, les danses de couple (valse, scottish, mazurka, polka, etc.), plus récentes, ont elles aussi été pratiquées dans les bals ruraux des XIXe et XXe siècles."

"En ce qui concerne les chansons, la plupart de celles qui sont présentées ici sont traditionnelles. Nées dans un milieu populaire, principalement paysan, et marqué par une culture non écrite, elles se sont transmises sur une longue durée, par tradition orale surtout, ce qui a donné lieu à une infinité de variantes pour chaque chanson. En ce qui concerne la chanson francophone, on retrouve ainsi les mêmes thèmes dans tout le domaine français, de la Suisse romande au Québec et de la Bretagne aux Antilles. Il n’y a donc aucun sens à vouloir attribuer une origine régionale particulière à une chanson. Toutefois, figurent aussi dans cette anthologie quelques pièces plus récentes : complaintes criminelles du XIXe siècle, compositions locales de chansonniers, etc."

D’après Guillaume Veillet - extraits du texte de présentation de l’ Anthologie des Musiques Traditionnelles avec son aimable autorisation - Qu’il en soit remercié.


Kanéka et nouveautés de Nouvelle-Calédonie

Sur son nouveau site, le Pôle d’Export des Musiques et des Arts de Nouvelle Calédonie (Poémart) donne les dernières informations sur l’actualité des musiques de la Grande Terre et des Iles Loyauté.

Il offre aussi un précieux lecteur difusant ces belles musiques si mal connues sous nos cieux. À vous de découvrir tous ces trésors !

Et pour en savoir plus sur le kanéka, la musique qui donne à la Nouvelle Calédonie son identité culturelle profonde et actuelle au XXIe siècle, en voici une brève histoire.



En concert au Cabaret Sauvage

à Paris dans le cadre de
Scènes d’Été à La Villette
11 juillet : Edou (19h30)
18 juillet : Sumaélé (19h30)
19 juillet : Paul Wamo (16h30)


en Tournée

10 juillet : Fête des brodeuses à Pont-l’Abbé
14 au 17 juillet : Folklores du Monde à Bray-Dunes
19 juillet : Festival de Plovezet
21 juillet : Festival de Martigues
etc.


Ressources

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4bis rue de Ventadour
75001 Paris
Tél. 01 42 86 70 00
Fax : 01 42 86 70 39

Le nouveau site du Pôle d’Export des Musiques et des Arts de Nouvelle Calédonie (Poémart) vous informe sur toute l’actualité des musiques de la Grande Terre et des Iles Loyauté.

Écoutez la play list spécialement concoctée par nos correspondants :


Kanéka : musique de l’identité néo-calédonienne

En 20 ans, le kanéka s’est imposé comme référent musical de la Nouvelle-Calédonie. Ce genre moderne créé par la jeunesse, irrigué par des traditions autrefois interdites, est d’abord l’affirmation de la culture kanak. Ferment de réconciliation entre communautés hostiles, il a gagné l’intérêt de toute la Mélanésie. Les héros de ce “reggae du Pacifique”, Dick & Hnatr, Edou, Vamaley, Sumaele commencent à débarquer en Europe. Autant d’acteurs de l’Histoire d’un peuple à découvrir en CD, en DVD et sur scène.

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Pour beaucoup d’Européens de France, la Nouvelle-Calédonie est une terre plus ou moins mythique située aux antipodes. Long caillou gorgé de nickel, enfer du bagne pour les Communards de 1870, paradis écolo bordé de lagons bleus : à chacun son fantasme… Or ce qui frappe, après plus de 20h de vol, ayant remonté le temps de dix fuseaux horaires, c’est d’y rencontrer la mémoire vive d’une civilisation millénaire, à des années-lumière des codes européens. Une culture que missionnaires et colons ont cru pouvoir nier d’abord en lui interdisant la pratique musicale. C’était trop vite négliger la force de résistance des Kanak… Vanité que de croire pouvoir faire table rase d’une culture que des sociétés humaines ont élaborée durant des siècles. Ranimant sur des instruments modernes les rythmes et harmonies vocales de l’archipel, le kanéka est devenu l’étendard de l’identité culturelle contemporaine de ce peuple premier de la Mélanésie.

Création politique

« Le kanéka est née d’une volonté de nos leaders politiques », explique Dick Buama , pionniers du genre, élu meilleur artiste de kanéka au concours des Flèches de la musique 2008 pour son album Malamala. Le terme “kanéka” a vu le jour en 1986 lors des Rencontres tradition et création organisées par Jean-Marie Tjibaou . Homme de culture, avant de devenir le chef charismatique des indépendantistes et de créer l’éphémère gouvernement provisoire de la République socialiste de Kanaky en décembre 1984, il a une vision très claire du pouvoir de la musique. Pour lui, si les Kanak veulent exister face aux colons qui les oppriment et s’approprient leurs terres depuis 1853, ils doivent se forger une musique d’aujourd’hui. Ainsi rassemble-t-il quelques jeunes musiciens motivés, en vue de réfléchir à la création d’un genre moderne, puisant dans les riches traditions des danses, chants et rythmes appartenant aux clans qui se partagent les territoires de la Grande-Terre et des îles Loyauté.

Adapter les formes anciennes

Chanteur issu de la Cité mélanésienne de Nouméa, où vivent les ouvriers de l’usine de nickel toute proche, Théo Ménango avance le terme K’n’K (clin d’œil à R’n’R), qui devient kanéka. Dès la fin des années 1980, dans toutes les tribus fleurissent de jeunes groupes organisés en associations. Les guitares acoustiques et les ukulélés s’électrifient. Les synthés se frayent un chemin afin de soutenir la splendide polyphonie des chÅ“urs à plusieurs voix. Certains sont hérités des chants “ae-ae”, dont la mémoire se perd dans la nuit des temps et qui, dit-on, sont “le sourire de l’eau”. Batteries et percussions reproduisent les rythmes fabuleux des danses ancestrales, comme le “pilou” ou le “cap” [prononcer “tchap”], joués à l’origine sur des instruments faits d’écorces ou de feuilles, des bambous pilonnant ou des tambours à fente. S’il n’y a pas de mot dans les langues kanak pour dire “musique”, une même substance agit danses et chants traditionnels : le “rythme kanak”. Raymond Amman explique : « Dans l’intérieur [de la Grande-Terre] ou sur le littoral, il existe deux éléments principaux : les sensations et les sonorités provoquées par le mouvement continu de l’eau ou de la mer en arrière-fond permanent, et le rythme discret de l’eau jaillissante ou des vagues. Ces éléments sont tous deux partie intégrante de la métaphore du “rythme kanak”. » De ce mystère océanien découle la vague du kanéka.

Du militantisme local à la vision globale

« Dans la langue maré, chanter se dit “yéra”, qui signifie “s’aimer”, » raconte Dick Buama. Ainsi certaines mélodies très douces portent-elles des paroles beaucoup plus engagées qu’il n’y paraît… Dans les années 1990, le mot Kanak — si dévalorisé que les chanteurs mélanésiens eux-mêmes n’osaient pas le placer dans leurs paroles dix ans plus tôt — est devenu l’étendard d’une génération créative et décomplexée. Bwanjep , Guréjélé , Mexem , Vamaley , OK ! Rios , We Ce Ca , tous ces groupes fondateurs du kanéka font la fierté de leurs tribus respectives et rapidement de l’archipel. Élaboré dans la tourmente de la révolte qui, après la tragédie meurtrière de la grotte d’Ouvéa, a trouvé son épilogue en 1988 grâce aux Accords de Matignon, le kanéka est un puissant moteur de réconciliation entre communautés. En quête de leur “destin commun”, les jeunes Calédoniens adhèrent massivement à cette nouvelle musique qui leur ressemble et leur donne l’énergie d’aller de l’avant. Accompagnés par quelques maisons de production dynamiques (Mangrove…), diffusés sur les ondes des radios privées (Radio Djido…) et public (RFO), les artistes rassemblent de plus en plus de monde à leurs concerts et leurs disques se vendent. Si bien que l’onde de choc du kanéka résonne jusqu’aux îles voisines : Vanuatu, Fidji, Salomon, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tahiti…

Le kanéka vers la maturité

Dans les années 2000, la plupart des grands noms du kanéka s’émancipent des tutelles politiques, sans renier leur engagement. « Je suis un Kanak, je suis un artiste, mais je ne veux pas chanter seulement pour les politiciens, » affirme Dick Buama. Il prend également ses distances avec son groupe, Guréjélé, et se lance en solo, comme d’autres : Edou ex-leader de Mexem ou Gulaam du groupe OK ! Rios. Avec la création fin 2004 de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de Nouvelle-Calédonie (Sacenc), puis celle du Pôle d’export des musiques et des arts de Nouvelle-Calédonie (Poemart) fin 2007, le secteur des musiques se structure. Il se dote d’une plateforme permettant aux artistes de viser au-delà des circuits du Pacifique et au kanéka de faire entendre enfin sa voie originale et envoûtante.

François Bensignor

Le fonds Brailoiu disponible sur Internet

Le Musée d’ethnographie de Genève (MEG) et les Archives internationales de musique populaire (AIMP) proposent un ensemble de publications consacrées à la mémoire, aux travaux et aux archives sonores et audiovisuelles de l’ethnomusicologue roumain Constantin Brailoiu .

• Plus de 3000 enregistrements sonores sont aujourd’hui consultables gratuitement en ligne
• Une édition augmentée de la Collection Universelle de Musique Populaire contenant 4 CD et un livret de 80 pages
• Un DVD d’archives (1927 à 1951) consacré à la Suisse
• Un livre Mémoire Vive Hommages à Constantin Brailoiu , sous la direction de Laurent Aubert, contenant les témoignages et réflexions d’une douzaine d’auteurs, parmi lesquels Bela Bartok



Fondateur des Archives internationales de musique populaire (AIMP) en 1944 au Musée d’ethnographie de Genève (MEG), Constantin Brailoiu s’est consacré pendant une quinzaine d’années à la collecte, à l’archivage et à la diffusion de documents sonores à caractère ethnomusicologique. Brailoiu constitua des archives importantes à partir de ses propres documents de terrain, essentiellement d’origine roumaine, et d’autres, provenant de ses collègues et d’institutions spécialisées dans le monde entier comme le Musée de l’Homme de Paris.

En 1984, Laurent Aubert est engagé au MEG afin de réanimer et poursuivre l’Å“uvre de Brailoiu. Grâce à cette nouvelle impulsion, l’ancien fonds des Archives est enrichi de plusieurs milliers de disques (microsillons et CD), de documents audiovisuels et d’enregistrements originaux, qui en font aujourd’hui un des patrimoines ethnomusicologiques les plus importants d’Europe. Parallèlement, l’activité éditoriale des AIMP reprend par la publication de nombreux enregistrements de terrain.

Le fonds Brailoiu constitue aujourd’hui un très riche patrimoine ethnomusicologique, avec ses 100 rouleaux de cire, 2000 disques 78 tours, 150 disques microsillons 45 tours, 5500 disques microsillons 33 tours, 500 cassettes audio à bande magnétique, 450 bandes magnétiques de type Revox, 300 cassettes numériques DAT, 6000 Compact Disc, 50 DVD et CD-Rom. Au total, plus de 16’000 heures de musiques !

Après un travail de catalogage informatique et la numérisation audio de la totalité des archives, le MEG met dorénavant à la disposition du public, sur son site Internet, plus de 3000 enregistrements sonores réunis par Constantin Brailoiu . On peut les rechercher par pays, par population, par genre, par instrument. Un fabuleux trésor de ressources pour les chercheurs, musiciens ou simples amateurs de musiques traditionnelles.

Le MEG et les AIMP viennent également de publier :
— une édition augmentée de la Collection Universelle de Musique Populaire contenant 4 CD et un livret de 80 pages
— un DVD Archives de musiques populaires (1927 à 1951) consacré à la Suisse
— Mémoire Vive - Hommages à Constantin Brailoiu , livre de la Collection Tabou, sous la direction de Laurent Aubert. Scindé en deux parties, L’héritage de Brailoiu et Archiver la musique , contenant les témoignages et réflexions de douze auteurs : Steranta Radulescu, Jean-Jacques Nattiez, Jacques Bouët, Victor A. Stoichita, Laurent Aubert, Luc Charles-Dominique, Constantin Brailoiu, Maurice Mengel, Katharina Biegger, Bela Bartok, Pal Richter, Nicolae Teodoreanu, Patrick Vincent Dasen.

d’après le site du MEG

Staff Benda Bilili

Renaud Barret & Florent de la Tullaye , cinéastes français amoureux de musique, poursuivent leur exploration de la cour des miracles de Kinshasa.

Jupiter’s Dance , splendide coffret CD+DVD, donnait le ton du regard impliqué, curieux, altruiste et artistique qu’ils portent sur la scène musicale des ghettos de la capitale de la R.D. Congo.

Staff Benda Bilili , groupe de musiciens handicapés y figuraient en bonne place. Leur tout premier album international, Très Très Fort , que publie Crammed Disc fin février, marque la suite d’un voyage qui devrait se poursuivre à travers une tournée en France et en Europe.

Synopsis du film et extraits vidéo…




de Renaud Barret & Florent de la Tullaye

Kinshasa 2005, la capitale de la République Démocratique du Congo, est au bord de l’explosion. Le pays n’a pas encore pansé ses plaies d’une décennie de total chaos.

Un nombre effarant de gamins traînent sur les trottoirs du centre ville à la recherche d’un maigre repas. Les plus débrouillards se font cireurs de chaussures ou vendeurs ambulants. D’autres mendient au carrefour où croisent des 4X4 siglés UN.

Parmi eux, le petit Roger Landu se dit que Dieu lui a donné le don pour la musique qui pourrait l’aider à s’en sortir. Livré à lui-même, il s’est créé son propre instrument de musique à partir d’une boîte de lait, un léger manche en bois et un fil électrique dénudé. Une guitare monocorde avec laquelle il arrive à reproduire tous les sons des musiciens à la mode et se lance dans des soli vertigineux (vidéo) . Roger a 14 ans et son instrument est son seul gagne-pain.

A Kinshasa, une autre population laissée pour compte et que l’on croise en nombre dans les rues, ce sont les handicapés. Parmi eux, les Staff Benda Bilili . Juchés sur d’improbables tricycles, ils parcourent la ville en tous sens pour trouver de quoi nourrir leurs familles, poussées par des cohortes d’enfants des rues, mais le boulot est rare pour tout le monde (vidéo). Le soir venu, ils se réunissent pour jouer, devant des restaurants du centre ville fréquentés par des expatriés, en espérant récolter quelques billets.

Tard dans la nuit, bien calés sur leurs drôles d’engins, ils jouent leur blues lumineux. Autours d’eux, un parterre d’enfants en guenilles, de petits caïds et de filles perdues. Pendant les pauses, on vient leur demander conseil, ils règlent des différends, apaisent des querelles… C’est un soir comme celui-ci, que le petit Roger rencontre l’orchestre. Attiré par la musique il reste d’abord à une distance respectueuse, puis se met à accompagner discrètement les chansons avec son monocorde. Ricky, le leader des Staff Benda Bilili , finit par remarquer l’enfant et son étrange instrument et l’invite à jouer avec le groupe (vidéo).

Roger ne sait pas encore que cette rencontre est le point de départ d’une grande aventure, qui lui permettra de vivre de son art et de découvrir d’autres pays.


La force d’une chanson

En 1972, Timmy Thomas créait le plus grand hit de toute sa carrière : “Why can’t we live together” .

Sa musique poignante vous accroche à la mélodie et vous scotche par la force d’un fabuleux gimmick à l’orgue Hammond.

Ses paroles lancent un message simple et universel : respectons nos diversités, faisons la paix entre les hommes. Un thème d’actualité avec le changement de présidence américaine.

Pas étonnant que cette chanson sublime ait fait l’objet de nombreuses reprises, dont une pour célébrer l’arrivée d’Obama.

Petite revue des versions vidéo les plus savoureuses sur la toile.



“Why can’t we live together” fut un immense tube aux États-Unis en 1973, restant en haut des charts pendant plus de deux ans et se vendant à plus d’un million d’exemplaires. Cette chanson à la mélodie envoutante transmet un message toujours d’actualité :

Tell me why / Dis moi pourquoi
Why can’t we live together / Pourquoi ne peut-on pas vivre ensemble ?
Everybody wants to live together / Tout le monde veut vivre ensemble
Why can’t we live together / Pourquoi ne peut-on pas vivre ensemble ?

No more war / Plus de guerre
Just a little peace / Juste un peu de paix
No more war / Plus de guerre
All we want is some peace in this world / Tout ce que nous voulons, c’est un peu de paix dans ce monde
Everybody wants to live together / Tout le monde veut vivre ensemble
Why can’t we live together / Pourquoi ne peut-on pas vivre ensemble ?

No matter what colour / Peu importe ta couleur
You are still my brother / Tu es toujours mon frère
Everybody wants to live together / Tout le monde veut vivre ensemble
Why can’t we live together / Pourquoi ne peut-on pas vivre ensemble ?

Ce message, les artistes continueront à le porter face à la discrimination et à la guerre, pour que subsiste l’espoir d’un monde meilleur.

Shaun Escoffery  : la version dédiée à Barack Obama durant la campagne présidentielle 2008

Timmy Thomas  : la version originale, craquante et indépassable de 1972


Timmy Thomas  : la version originale accélérée façon disco, avec danseuse sexy


Sade  : en concert en 1984


Santana et son groupe : une version flamboyante, des interprètes totalement libérés et Carlos inspiré


Santana & Steve Winwood au Festival de Montreux : une version retenue et fidèle à l’originale, digne de ces deux fantastiques musiciens


Steve Winwood  : avec son groupe


Joan Osborne  : une version rock parfaitement trempée


Pascal Lionnet  : une version remixée à partir de l’interprétation de Sade


Hopp dä Bäsä  : une version en fanfare


Bohemian19boY  : une version ”à la française” aux images frappantes


Patrick Kersalé sur Mundingo

Société de production et d’édition spécialisée dans les cultures du monde, Mundingo propose de découvrir des musiques traditionnelles du monde entier à travers de nombreux documents vidéo accessibles en ligne.

Cette démarche innovante s’inscrit dans le travail de documentation et de sauvegarde des traditions des peuples de la terre entrepris par l’ethnomusicologue et cinéaste Patrick Kersalé.

La sensibilité esthétique de ses images, prises de son, montages nous font entrer dans les musiques des autres par la porte de l’art.






2b Rue Jules Ferry
93100 Montreuil

01 48 57 90 78
06 28 84 76 40

Ces mots de Patrick Kersalé publiés sur le site de l’Aventure du Bout du Monde — association de voyageurs qui récolte puis propose des informations pratiques sur tous les pays pour aider à la préparation de futurs voyages â€” résonnent particulièrement justes à nos oreilles :

"Nous avons la chance inouïe de vivre à une époque où toutes les strates du développement des civilisations existent simultanément sur la terre et de pouvoir contempler la richesse !"

"La musique traditionnelle en est une, vivante, héritée du fond des âges et en perpétuelle mutation. Elle est attachée aux actes civils et religieux de la vie quotidienne, au travail, à la fête, à la vie à la mort."

"Ses acteurs, les musiciens et les chanteurs, détiennent leur savoir de la longue chaîne de l’oralité. Au cours des âges, ils se sont ingéniés à fabriquer des instruments de musique de toutes formes produisant les sonorités les plus inattendues et à développer tant de façons de chanter qu’une vie entière ne suffirait pas à les embrasser."

"Musiciens et chanteurs du monde entier, continuez à faire vivre cette parole léguée par vos ancêtres !"

Suit un développement très pertinent sur les musiques et les musiciens traditionnelles, conclu par cette phrase limpide :

" Sauvegarder c’est aussi respecter pour prolonger l’existence de ce qui vit… "

Nous tenions à saluer le travail et l’engagement de Patrick Kersalé en vous invitant à visionner les bijoux de petites vidéos publiées sur Mundingo, prémices d’une série documentaire d’épisodes de 26 minutes intitulée Le Monde en Musique , dont deux sont déjà finalisés.

Une invitation à découvrir la formidable richesse des cultures des peuples.


Tiken Jah Fakoly
L’Afrique ne pleure plus, elle parle

Frédérique Briard, journaliste à l’hebdomadaire Marianne, publie un ouvrage original et d’une grande beauté sur le chanteur de reggae ivoirien.

Magnifiquement illustré, surtout par les photos de l’auteur, le livre propose une approche de la dimension politique autant que musicale du personnage, mais toujours très humaine. Au-delà de son charisme, on perçoit la portée sociale de sa conscience et la générosité de son engagement.

Le parcours emblématique du jeune garçon rebelle d’Odienné est aussi l’occasion de s’informer sur l’Histoire de l’Afrique. Ces pages font toucher du doigt la terrible ignorance des Occidentaux sur le niveau de civilisation atteint avant la colonisation.



Rencontre avec l’auteur, Frédérique Briard

• Le concept du livre
Frédérique Briard : Nous n’avions pas envie de faire une biographie classique avec un texte courant et le cahier photo au milieu. Je voulais rester dans cet univers simple, accessible à tous qui est celui de Tiken Jah Fakoly. Il fallait que ce soit lisible par des gamins comme par des adultes, par des gens qui ne connaissent pas du tout cette musique, ni l’Afrique.

Nous avons opté pour un livre-objet dans lequel on peut entrer facilement. Les deux graphistes qui ont travaillé sur les pochettes des trois derniers albums de Tiken ont réalisé la maquette du livre. Ils connaissent bien son univers et ont tout de suite saisi ce coté accessible, beau, ludique dont nous avions besoin.

Il y a beaucoup de choses que j’aime dans la musique de Tiken mais ce qui me frappe, ce sont ses textes et ses phrases. Je voulais prendre pour chaque chapitre des extraits de textes de ses chansons et développer des thématiques. Je crois que ça tient la route et que ça permet de lire le livre dans tous les sens.

• L’éditeur
Frédérique Briard : L’éditeur, Les Arènes, a fonctionné au coup de cÅ“ur, tant sur le sujet que sur l’approche. Il a tout de suite été séduit par les messages très forts de Tiken. Il avait publié le livre de François-Xavier Verchave La Françafrique : le plus long scandale de la République.

• L’impulsion de départ Frédérique Briard : En 2005, Eric Mulet m’a montré des extraits d’un concert de Tiken qu’il avait filmé en Afrique. Je l’avais vu sur scène en France, mais jamais en Afrique. Ces images étaient extraordinaires : le bonhomme se battait comme un lion dans un stade devant 30 000 personnes. Je me suis posé plein de questions : Pourquoi tant de gens allaient l’écouter ? Qu’est-ce qu’il avait de plus ? Pourquoi ses messages étaient si forts ?

Fin 2005, je suis partie au Burkina Faso pour un de ses concerts. À mon retour, j’ai écrit quatre pages dans Marianne et je me suis dit qu’il y avait matière à faire beaucoup plus. Tiken Jah n’est pas un chanteur de reggae comme un autre, il raconte des choses très fortes. Je me suis dit qu’à travers lui et son histoire nous pouvions donner des clés positives à beaucoup de gens, différentes de celles que fournissent la télé ou la radio.

Tiken a été partant tout de suite. Lui et son manager, Sophie Gros, m’ont donné leur aval. Ils en avaient eu l’idée peu de temps avant et ma proposition a coïncidé. L’Africain, dernier album de Tiken Jah Fakoly, n’était pas encore sorti. J’ai eu la chance de pouvoir être présente durant toute sa conception.

• L’implication de Tiken
Frédérique Briard : Il n’est pas intervenu directement sur le livre, mais il m’a ouvert toutes les portes. Je suis partie souvent au Mali, au Burkina et en Côte d’Ivoire. Je lui avais demandé de retourner à Odienné, sa ville natale, d’aller à Abidjan, j’ai rencontré sa famille.

Au mois de mars 2006, il m’a appelé : « Viens à Bamako, on va descendre en voiture. On va aller en Côte d’Ivoire . » Nous sommes passés par le Nord. Il m’a emmené à Odienné, à Guéléban, un tout petit village où son papa l’a envoyé quand il était gamin, parce qu’il faisait trop de bêtises. Il a compris que ce que je voulais mettre dans ce livre, c’était du vivant, des choses du réel, du brut. Il m’a emmené partout.

• La personnalité de Tiken
Frédérique Briard : Tiken n’est pas une star qui va se barricader dans sa maison. C’est tout l’inverse. Dès qu’il a fini un studio, une scène, il est dans la rue avec les gens. Il ne décide jamais de ce qu’il va faire de sa journée, ce sont les gens qui décident pour lui. Il a dix rendez-vous, il dit oui à tout le monde, les gens viennent chez lui, il va présenter ses salutations à une famille… De fait, il est indissociable de son environnement. Il est vraiment attaché à la rue, aux gens et à leurs préoccupations.

Quand nous montions en voiture, il prenait les gens sur la route. Il en faisait monter et leur demandait si ça allait, s’ils avaient des soucis. Dans notre métier de journaliste, c’est la plus belle manière de rentrer dans une société, une culture et de comprendre. C’était ce qui m’intéressait, pouvoir parler de cette partie de l’Afrique à travers lui.

• La dimension historique du livre
Frédérique Briard : J’avais envie de donner des clés sur certaines thématiques que Tiken développe dans ses textes. J’ai publié la Charte de Kurukan Fuga édictée en 1236 afin de donner les règles de fonctionnement de la société mandingue. Je crois qu’elle n’avait jamais été publiée en France.

C’est fantastique de voir où les Africains en étaient en plein Moyen Age. Il y avait une modernité que nous n’avions pas à la même époque. C’est bien d’inverser la balance, surtout aujourd’hui où l’on parle de façon négative de ce continent : les guerres, le Sida, etc. J’avais envie de détailler, pour les jeunes qui l’écoutent, la signification profonde des textes de Tiken Jah. Chaque mot, chaque phrase et chaque chanson a un sens. Il est très attaché à transmettre cette Histoire.

Propos recueillis par François Bensignor
et transcrits avec la complicité de Mélanie Gibaux

Musiques de Nouvelle Calédonie
sur les réseaux internationaux

Le tout jeune Pôle Export de la Musique et des Arts de Nouvelle-Calédonie multiplie les initiatives pour promouvoir la création musicale calédonienne.

Son directeur, Jean-Marc Ventoume, était accueilli à Babel Med Music sur le stand de l’Irma, dont il est le correspondant pour la région du Pacifique Sud.

Il vient de lancer Endémix, magazine consacré aux musiques de Nouvelle-Calédonie, consultable sur son blog et diffusé gratuitement dans les principaux lieux de passages et institutions culturelles du territoire.






Contact programmateur, tourneur :


(687) 28 20 74


Contact presse :


(687) 76 34 50

Le Pôle Export de la Musique et des Arts de Nouvelle-Calédonie (Poemart) a été créé en décembre 2007, à la suite des Rencontres internationales des créateurs musicaux, initiées par Musiques France Plus et de la Sacem, et pour la première fois organisées à Nouméa du 21 au 23 septembre dernier.

La mission du Poemart consiste à promouvoir la création musicale locale à l’intérieur et à l’extérieur du territoire de Nouvelle-Calédonie, en accompagnant collectivement les artistes et en mettant à leur disposition des outils et un réseau ressources local et international.

Le magazine Endémix est un élément essentiel à la mise en Å“uvre de cette mission. Il s’agit du premier organe d’information dédié à toutes les expressions musicales du Territoire néo-calédonien. Dans son éditorial, Jean-Marc Ventoume, directeur de la publication, s’enthousiasme : "Dans notre beau pays, elle existe aussi la musique !!! (…) Nous sommes dépositaires d’une histoire musicale riche et foisonnante qui doit être léguée aux générations futures sur le Grand Livre. (…) Dans cette mondialisation, il est impératif d’organiser une visibilité des créateurs, de nos musiques, de l’économie musicale et dire simplement que l’on existe chez nous car un pays sans artiste et un pays sans âme."

Tirée à 20 000 exemplaires, Endémix est une revue gratuite, distribuée sur tout le Territoire calédonien auprès des principaux lieux de passages et institutions culturelles : Offices du tourisme, Centres culturels, Institutions provinciales et territoriales, Collèges et Lycées, etc. Elle sera disponible en métropole à la Maison de la Nouvelle-Calédonie et dans le monde entier sur son blog.


Huong Thanh
Chante le Cai Luong

Le label Ocora-Radio France vient de publier l’album consacré à la lauréate du Prix France Musique des Musiques du Monde 2007, la chanteuse vietnamienne Huong Thanh.

Elle y interprète une dizaine de pièces choisies dans le répertoire du Cai Luong, le "théâtre rénové", ainsi que des chants populaires des trois régions de son pays.

Cet album a été enregistré au Viêt-Nam, avec le concours de musiciens traditionnels et la participation exceptionnelle de la chanteuse Huong Lan, sœur aînée de Huong Thanh.



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Musique vietnamienne

& Cai Luong

l’éclairage du Professeur

Trân Van Khê

L’attribution du prix France Musique des Musiques du Monde prend tout son sens à travers la réalisation de ces enregistrements. D’abord parce qu’ils nous révèlent l’art délicat des traditions musicales chantées du Viêt-Nam, et particulièrement la beauté complexe des pièces chantées dans le théâtre musical du Sud, le cai luong , contribuant à la mise en valeur artistique d’un genre hautement élaboré et à peine centenaire.

Ainsi participent-ils à la renaissance d’une discipline un temps laissée pour compte au cours de la période de reconstruction économique et de modernisation d’un pays qui, en dépit des ravages d’une guerre fratricide, est toujours irrigué par la vigueur d’une culture ancestrale profondément ancrée dans la conscience populaire. Enfin ces enregistrements sont le moyen, pour Huong Thanh, artiste vietnamienne exilée en France, de tisser avec son pays d’origine de nouveaux liens professionnels avec des musiciens de sa génération et des structures de production, dont les compétences s’affirment à la hauteur des défis de la technologie contemporaine.

Si l’art du cai luong a connu un déclin sensible au cours des décennies suivant la réunification du Nord Viêt-Nam avec le Sud, il a constitué pour les ressortissants du Sud en exil l’un des repères culturels les plus prégnants de leur identité. Loin de son pays, il était difficile pour Huong Thanh de perpétuer cette tradition à laquelle l’avait initiée son père, le regretté Huu Phuoc, grand artiste de cai luong disparu en 1997. Elle a pourtant su préserver ce trésor depuis qu’elle vit en France.

Avec ce disque, son premier dans le registre de la tradition pour un label à la portée internationale, Huong Thanh réalise son rêve de renouer à Saigon avec une “famille artistique” qu’elle avait dû quitter la mort dans l’âme. Ces enregistrements figurent aussi une occasion exceptionnelle pour elle de retrouver sa sÅ“ur aînée, Huong Lan, chanteuse experte en cai luong qui vit aux États-Unis, où elle poursuit une carrière à succès dans le domaine de la variété vietnamienne. Dix ans après la mort de Huu Phuoc, trente ans après son départ de Saigon, les deux filles du maître y font revivre, à travers de saisissants duos, la beauté raffinée d’un art dont elles ont su garder l’héritage bien vivant.

François Bensignor

Un Grammy pour Angélique Kidjo !

Djin Djin, 10e album de la chanteuse béninoise, nommé Best Contemporary World Music Album

La chanteuse béninoise obtient aux Grammy Awards 2008 la consécration à laquelle elle aspirait depuis son installation aux États-Unis.

Carlos Santana, Peter Gabriel, Alicia Keys, Joss Stone, Amadou et Mariam, Ziggy Marley, qui lui ont prêté main forte pour ce bel album, reçoivent aussi leur part d’honneurs.



Grandie à Cotonou entre une mère chorégraphe et un père photographe, Angélique a exercé très tôt sa voix avec le groupe rock-soul de ses frères aînés. En 1980, quand son premier album, Pretty , sort au Bénin, sa réputation médiatique n’y est déjà plus à faire.

Arrivée à Paris en 1983, elle poursuit sa formation musicale, chante de l’afro jazz et rencontre le jeune bassiste français Jean Hébraïl, son compagnon et principal compositeur. Parakou , l’album qu’il réalise en 1989, leur permet d’intéresser le label Island. En 1991, quand Angélique Kidjo paraît sur les écrans de MTV, elle impressionne par son énergie fantastique.

La chanteuse sait ce qu’elle veut, affirme ses opinions avec conviction. Mais son idéalisme ne parvient jamais à masquer un réalisme extrêmement sain. Ses messages positifs en faveur de la justice touche les publics du monde entier grâce à cet afro-funk qui lui ouvre le cÅ“ur des Européens. Après avoir été la première Africaine à séduire le public Australiens, elle quitte en 1997 la banlieue parisienne pour celle de New York.

Elle se lance alors dans un projet consacré au musiques créées par les diasporas africaines déportées en esclaves vers le Nouveau Monde. Résultat, une belle trilogie :
—  Oremi (1998), qui débute avec une étonnante reprise du “Voodoo Child (slight return)” de Jimi Hendrix
— Black Ivory Soul (2002) , qui aborde le vaudou de Bahia avec Carlinhos Brown en référence à la culture vaudou de ses ancêtres
— Oyaya ! (2004), qui s’attarde avec délectation sur les rythmes cubains et de la Caraïbe.

Ambassadrice de l’Unicef depuis 2002, Angélique Kidjo a également créé la fondation Batonga afin d’aider les jeunes filles africaines à pouvoir suivre un enseignement secondaire. Au-delà du talent de la chanteuse, ce Grammy Award récompense l’engagement tout entier d’une femme pour l’émancipation de ses consÅ“urs d’Afrique.


Mort du chanteur Andy Palacio

Toute la communauté internationale des musiques du monde pleure la disparition d’Andy Palacio, chanteur le plus populaire à l’intérieur comme à l’extérieur de Belize.

Ambassadeur culturel de son pays et administrateur délégué de son Institut national de culture et d’histoire, cet homme de scène accompli avait dédié l’essentiel de son travail de création au service de son engagement pour la reconnaissance et la sauvegarde de la culture des Garifuna, descendants des Caraïbes noirs de l’île Saint Vincent.

Le 18 janvier 2008, victime de crises cardiaques répétées, il a malheureusement quitté le monde des vivants, alors qu’il était âgé de quarante-sept ans.



Cette disparition paraît d’autant plus injuste qu’Andy Palacio goûtait enfin à la reconnaissance unanime de son talent et de son engagement culturel. Watina, album réalisé avec un collectif d’artistes sélectionnés pour leur qualité musicale et leur connaissance profonde des traditions, le Garifuna Collective, a été élu parmi les meilleurs disques de musique du monde paru en 2007 par d’innombrables magazines et radios spécialisés.

En octobre dernier, le Womex Award 2007, qui récompense l’apport déterminant de leurs destinataires dans le domaine des musiques et cultures du monde, était partagé par Andy Palacio et son producteur Ivan Duran. La communauté internationale des professionnels des musiques du monde reconnaissait en eux les créateurs d’une musique moderne en phase avec notre époque, tout en saluant le respect et l’intelligence de son emprunt à la culture des Garifuna, qui trouve un formidable écho à travers le monde (1). Au cours de cette même année 2007, l’Unesco avait par ailleurs décerné à Andy Palacio le titre d’Artiste pour la Paix.

Au-delà de ces honneurs, c’est bien un musicien populaire de grand talent, resté un homme simple, profondément humain, que ceux qui l’ont connu vont regretter, un homme à l’intelligence aiguë, mise au service de la musique et de la solidarité.

François Bensignor

Pour en savoir plus, voici la retranscription du long entretien réalisé avec Andy Palacio dans les locaux de l’Irma en avril 2007 :

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Interview avec Andy Palacio

Le Blues de L’Orient

Le film de Florence Strauss reçoit le Prix du Meilleur Documentaire Musical de la Sacem.

En quête de son histoire personnelle, la cinéaste aborde les fondamentaux des musiques classiques arabes du Proche Orient.

Elle a bénéficié des conseils musicaux avisés du plus parisien des chanteurs et compositeurs syriens, le talentueux Abed Azrié

Sortie en salle le 12 décembre.



Synopsis

Qu’ont en commun Le Caire, Tel Aviv, Beyrouth, Damas ou Alep ? Au-delà des conflits qui ont agité ou agitent encore le Moyen-Orient, ces villes ont un héritage en partage : la musique arabe classique. De Paris, la cinéaste Florence Strauss remonte aux sources de cet art immémorial tout en partant sur les traces de son histoire personnelle en partie ignorée et occultée. Sur la voie de ses aïeux, elle rend hommage aux musiciens et poètes qui incarnent et perpétuent une partie de l’histoire de l’Orient.

La terre du Moyen-Orient qui voit les hommes se déchirer depuis des siècles… La musique arabe classique, que se partagent juifs, chrétiens et musulmans, dans une même ferveur.

Les regards complices ou timides, les mains des musiciens jouant sur les instruments millénaires, les voix des chanteurs si proches d’une langue à l’autre, les pas des danseurs entre transe et extase…

Florence Strass remonte aux sources de cet art en suivant les traces de sa propre histoire, longtemps occultée par sa famille.

À la faveur de cette double enquête, culturelle et familiale, le film rend hommage aux musiciens et poètes qui incarnent et perpétuent l’Orient fraternel. Tout en redécouvrant peu à peu ses racines, la réalisatrice nous invite à un voyage musical porteur de tolérance et d’humanité.”


Tant que le vent soufflera,
une histoire des chants de marins

Vient de paraître un documentaire de 52 minutes réalisé par Gérard Lefondeur et Ronan Manuel, auteurs de Bagad ! Une Légende Bretonne.

DVD retraçant l’origine et l’histoire de la tradition des chants de marins en France, Tant que le vent soufflera s’intéresse tout particulièrement aux passionnés d’hier et d’aujourd’hui qui ont permis de collecter et de perpétuer les plus beaux fleurons de la chanson de bord.

Il est accompagné d’un CD, élaboré avec "Le Chasse Marée" : 11 titres sélectionnés par Michel Colleu, Ronan Manuel et Gérard Lefondeur parmi les plus représentatifs de l’histoire du chant de marins, interprétés par les groupes et chanteurs les plus emblématiques.



Disponible sur les sites
de vente en ligne
Prix
entre
16,77 € et 22,26 €
selon le site

Grâce au concours de nombreux participants, dont Michel Colleu des Editions Du Chasse Marée, principal collecteur français des 30 dernières années dans le domaine, Tant que le vent soufflera, une histoire des chants de marins présente des archives inédites et de nombreux tires interprétés spécialement pour l’occasion par des groupes connus. Le film offre un tour d’horizon complet du sujet pour le plaisir des passionnés et des simples amateurs.

Le DVD propose aussi plusieurs suppléments :

• Terre Neuvas , réalisé par Gérard Lefondeur
Document inédit de 12 minutes consacré à l’aventure humaine de ceux qui partaient pour la pêche à la morue sur les bancs de Terre Neuve : beaucoup partaient mais tous ne revenaient pas… Bernard Subert, dont le grand père fut l’un de ces Terre Neuvas, a consacré un album à sa mémoire. Le DVD contient des extraits de son interview et de son spectacle, ainsi que le témoignage de l’un des derniers survivants de cette caste de géants de la mer et des images d’archives exclusives.

• Paimpol, fête du chant de marins 2005 , réalisé par Thibault Colin
Document d’environ 30 minutes retraçant les meilleurs moments de la 7ème édition du Festival du Chant de Marin de Paimpol, manifestation bi annuelle qui rassemble plus de 100 000 participants. Des interviews, les plus célèbres groupes en concert, toute une ambiance…

• Concerts de chants de marins , filmés à Binic à l’occasion de la fête de la morue 2006, par Gérard Lefondeur et Xavier Noris.
Un échantillon des chansons les plus emblématiques de la tradition par des groupes appréciés des amateurs.


Carnet de notes
Cahier de répertoire pour chabrette

Eric Montbel, prolifique et talentueux joueur de cornemuse, publie son "Carnet de notes", un recueil de plus de 200 airs pour la chabrette limousine et autres cornemuses du Centre France. Au-delà d’une simple collection d’airs anciens, cet ouvrage illustré est agrémenté d’annotation sur les styles de jeu, les fioritures et de nombreuses références aux sources : un manuel d’enseignement indispensable pour les musiques du Massif Central.



Carnet de note
Cahier de répertoire pour chabrette
CRMT Limousin
29 €






La chabrette


« L’organologie de la chabrette se rattache à la grande famille des cornemuses dites “atlantiques”, présentes dès le XVIe siècle en Europe occidentale (hautbois à perce conique et à anche double, bourdon à perce cylindrique) (…) En raison du raffinement de sa facture et de la beauté de son décor, comme du vocabulaire religieux et cosmogonique qui lui est associé, cette cornemuse à miroir est sans doute l’une des plus riches du point de vue musical comme du point de vue symbolique. »


L’auteur

« Eric Montbel, joueur de chabrette limousine, fut l’un des tout premiers à recueillir les mélodies de chabrette auprès d’anciens joueurs, mais aussi à les faire revivre par de nombreux concerts et disques. Il a entrepris depuis plusieurs années de noter ces mélodies et propose dans ce recueille 205 airs traditionnels pour la chabrette limousine. »

Sommaire des airs :
• Regrets, Noëls & Cantiques
• Marches
• Bourrées de plein-jeu
• Bourrées d’entremain
• Sautières
• Mazurkas, scottischs, polkas
• Valses d’entremain
• Valses de plein-jeu

L’ouvrage propose également une bibliographie et une discographique


Adieu Alphonse "Bois Sec" Ardouin !

Une légende des musiques cajun et zydeco nous a quitté le 16 mai 2007, à 91 ans.

Beaucoup d’entre nous regretterons de n’avoir pu profiter du feeling live de ce dernier "papy" du zydeco au chant et à l’accordéon.

Heureusement, quelques documents d’archives nous le présentent dans la force de l’âge et la plénitude de son talent.



Alphonse "Bois Sec" Ardoin

16 Novembre 1915
16 Mai 2007

Albums marquants :
Le Musique Creole,
Allons Danser,
Les Blues De Bayou

• Voici Alphonse "Bois Sec" Ardouin en 1966 avec son partenaire de toujours, Canray Fontenot au violon, interprétant successivement "The Eunice Two-Step" et "Bonsoir, Moreau" - Une vidéo sur YouTube :

Bois Sec & Canray


• Pour approfondir le sujet sur les musiques et danses de la Louisiane francophone, ne manquez pas de visionner ce chouette documentaire de la série American Patchwork, où l’ethnomusicologue Alan Lomax rencontre les musiciens (dont "Bois Sec") et raconte l’histoire vivante du cajun et du zydeco :

Lache Pas La Patate !

Une vidéo que publie le très riche site sur les racines des musiques populaires américaines Folkstream.net


• Le label Cinq Planètes vient de publier en DVD le film de Jean-Pierre Bruneau "Dedans le Sud de la Louisiane", tourné en 1972 avec tous les grands noms de la musique cajun aujourd’hui disparus et primé au London Film Festival 1974. Il contient un livret complet, superbement illustré : une appréciable valeur ajoutée.


Maurice El Medioni
lauréat des BBC Radio 3 Awards 2007

Maurice El Medioni est le lauréat 2007 des BBC Radio 3 awards.

Son album "Descarga Oriental - The New York Sessions" (Piranha), enregistré à New York avec le cubain Roberto Rodriguez, a eu la préférence du panel international de professionnels qui l’a élu en tête de la catégorie "Crossing Culture".

La remise des prix de cette sixième édition aura lieu le dimanche 27 mai au Barbican de Londres.



Cette distinction très prisée dans le domaine des musiques du monde est une reconnaissance méritée pour ce musicien originaire d’Oran, qui fête cette année ses 79 ans.

La cérémonie des BBC Radio 3 awards aura lieu au cours du le Poll-Winners concert, qui sera diffusée le dimanche 27 mai en direct du Barbican de Londres, de 18h à 22h30 sur la BBC 3 et disponible en ligne sur son site Internet durant la semaine suivant le concert.

Interview et reportage vidéo


Lo Resson de la Pèira

Le volume 2 du chansonnier totémique languedocien

La chanson traditionnelle accompagne la vie du Languedoc et les enfants sont invités à les agir, à les chanter. Au rythme des saisons, des travaux et des jours, c’est toute l’année qui défile.



Prix : 38 €

Dist. FAMDT

Chansons de Pâques et de Noël, de Carnaval avec ses animaux totémiques, chansons de moisson et de vendange, des fêtes votives et de la Saint-Jean, des mariages et des anniversaires…

Comme pour le volume 1, c’est avec des instruments rudimentaires, des gestes simples que sont scandés les rythmes de la vie, de la danse, de la fête : capsules, coquillages, perles de bois, bidons…

De nombreux chanteurs occitans ont prêté leur voix pour cet apprentissage sonore, ludique, social et culturel.

Lo Resson de la Pèira - par Josiane Josiane Ubaud, Marie-José Fages Lhubac et Jean-Michel Lhubac
Livre illustré avec 2 CD gratuits (53 chansons)
168 pages


Centre d'information et de ressources pour les musiques actuelles - 22 rue Soleillet 75980 Paris cedex 20 - France - www.irma.asso.fr